11/04/07
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JOURNÉE 27 OCTOBRE / 2
HorsLesMurs, 5 avril 2007
Présents : CNAR : Jean-Raymond Jacob, Daniel Andrieu
Fédérations : Thierry Lorent, Pascale Canivet, Maud Robert, Nolwenn Semana
HorsLesMurs/Temps des arts de la rue : Jean Digne, Stéphane Simonin, Isabelle Drubigny
LES PROPOSITIONS EN RÉGION
Pascale Canivet :
• PACA
Tous ensemble, partout. L'organisation s'appuiera sur le réseau arts de la rue local, Karwan. Le point de rassemblement sera à la Cité des arts de la rue car il y est prévu la pose de la première pierre de la CAR.
Les équipes adhèrent à cette journée car la direction artistique sera commune. Il s'agit d’une troupe éphémère, itinérante, sur le 27 et 28.
No Tunes et Artonik. Lieux publics est associé (apporte un financement). Pierre Sauvageot avait l’idée de faire quelque chose à Bruxelles.
Par ailleurs, il a été décidé que les équipes seraient rémunérées.
S'ajoutent certains projets programmés auparavant, comme une journée sur l'environnent par Ilotopie et un projet de Tout Samba'l.
Le réseau informel de programmateurs, constitué par Karwan veut s’associer au 27.
‡ Autre réunion en mai.
Isabelle Drubigny : En effet, Michel Crespin vient de nous informer que la pose de la première pierre de la CAR a été annoncée officiellement par Serge Botey, adjoint à la Culture du maire de Marseille.
(voir article La Provence ci-après)
Jean Digne: L'idée de la pose de la première pierre est à retenir. Pourquoi ne pas imaginer la pose de la première pierre, la pierre de l’avenir, dans chaque ville? Une somme de pierres…
• ALSACE
Pascale Canivet : Le 27 sera porté par Amoros et Augustin, qui ont lancé un appel à participation aux artistes de toutes disciplines : « La Rue attitude »
Il sera proposé, pendant la journée, des portes ouvertes, des extraits de spectacles, des répétitions…
Nous travaillerons avec la Fédération allemande.
‡ Une prochaine réunion est prévue le 10 avril.
• POITOU CHARENTES
Le CNAR propose un apport financier pour couvrir le coût des cachets.
La Fédération des arts de la rue et l'Agence régionale du spectacle vivant s'associent pour l'organisation de la Journée.
‡ Prochaine réunion avec les professionnels début mai.
Isabelle Drubigny : La thématique de la Journée portera sur les notions "dedans / dehors". Une rencontre avec des metteurs en scène de théâtre aura lieu sur l'écriture spécifique pour le "dehors".
Il est également prévu un travail avec Le petit théâtre de Pain.
• CENTRE
Projet 244 et Pôle des arts urbains s'associent pour la Journée.
• NORD PAS DE CALAIS
Vieux-Condé…
• BRETAGNE
Isabelle Drubigny : Il est question que la journée du 27 se fasse à Brest, aux abords du Fourneau. Par ailleurs, il a été décidé par la Fée des Baies que la 4e et dernière escale du Temps des arts de la rue en Bretagne aurait lieu le jeudi 25 octobre en Finistère, soit 2 jours avant la Journée afin de bien distinguer les 2 événements.
‡ L'Equipage de la Fée des Baies se réunira le jeudi 3 mai a 11h11 à La Passerelle (Scène nationale de Saint-Brieuc) afin de convenir d'un programme d'initiatives en Bretagne pour le 27 octobre.
Jean Digne : Ce sont ces propositions, cette matière, que nous devons transmettre aux agences de com et attaché(e)s de presse que nous allons rencontrer.
Jean-Raymond Jacob : Il est trop tôt pour cela. Nous voyons que l’idée commence à prendre sur le terrain. Il faut se laisser plus de temps avant de communiquer sur les propositions. Le 23 avril, il s'agira avant tout de sensibiliser sur le secteur, avant de transmettre cette matière. C'est ce comité qui est sur la communication générale du 27.
• BOURGOGNE
Une réunion a eu lieu le 4 avril sur le 27/10 avec Jacques Livechine et quelques équipes. Il y a peu de compagnies présentes sur la Bourgogne. Aussi, il est question d'associer la Franche-comté.
C'est le moment de rencontre avec public qui est souhaité par les équipes. Il est proposé un événement itinérant en milieu rural. 4 équipes qui se déplacent en bus, en voitures (cortège de voitures). Un maître de cérémonie. L'une des 4 équipes convie, à chaque village, les 3 autres.
Le point de départ ou d'arrivée sera le Portique sur le pont nord à Chalon qui sera mis en lumière, détourné (artifices…) par Xavier Juillot.
L'idée de l'heure supplémentaire a été reprise. La forme reste à définir.
‡ Prochaine réunion prévue en mai.
• MIDI-PYRÉNÉES
Voir courrier de Philippe Saunier-Borrell ci-après
Plusieurs lieux de diffusion ou d’accompagnement des arts de la rue en Midi-Pyrénées se sont regroupés pour participer collectivement à la Journée. Elle est imaginée sur la base de plusieurs notions : territoriale (grande partie du territoire régional), durée (1er rendez vous à Capdenac à 0h01, dernier à Ax les Thermes à 23h59), circulation et irrigation territoriale (circuler dans 8 lieux en région), lieux et/ou horaires improbables et rencontre (rencontre entre la proposition en circulation et un artiste/compagnie/proposition invité). Une proposition a été faite à Tablantec.
• HAUTE-NORMANDIE
Entre 20 et 25 artistes de la région se mobilisent sur le 27/10, en plus des Alama’s qui sont en résidence à l’Atelier 231. Le CNAR sera le point d’appui de cette journée. Par ailleurs, il restera ouvert toute la journée.
L'idée est de relier Dieppe, Le Havre, Rouen / Sotteville. C'est un projet itinérant ; les artistes bougent de ville en ville. Il est prévu d'utiliser les transports en commun (taxis, bus…). Un rassemblement en soirée est prévu. Maîtres de cérémonie. Les Alama’s proposerons dans Halle de l’atelier une histoire des arts de la rue.
L'idée est aussi de travailler avec les 3 scènes nationales des 3 villes. Le projet sera ouvert à d’autres champs artistiques.
La Journée se veut être une continuation, non pas un aboutissement.
‡ Le 15 avril aura lieu une réunion avec l'ensemble des cies sur Rouen.
‡ Une rencontre sur la Journée aura lieu sur Viva Cité le 24 juin.
• RHONE-ALPES
Voir contribution de Stefan Bonnard ci-après.
Jean-Raymond Jacob : La proposition de la Fédération en Rhône-Alpes est pertinente, mais il est souhaitable de souligner la maturité que l’on a d’user de l’espace public. Doit-on rédiger une charte sur ce qu’on veut faire le 27 et comment? Elle pourra servir également de document de communication.
Maud Robert : Gilles Rhode a proposé de mettre en musique le manifeste.
• ILE-DE-FRANCE
Voir courrier de Jean-Raymond Jacob ci-après.
Jean-Raymond Jacob : Un groupe de travail a été formé pour mettre en place la Journée. Une rencontre avec Higelin est convenue le 10 avril pour l'écriture d’une chanson, Lézarts de la rue, avec Michel Risse, Bernard Bellot, Mauricio Celedon, Marthe Drouin, Thierry Lorent, Jean-Raymond Jacob, Ema Drouin…
Portes ouvertes au Moulin fondu, festival de films à Romainville… comment chacun, avec les moyens qu’il a, existe sur son territoire.
Le soir : "le théâtre de rue fait sa déferlante". Parade qui déborde. Sortir ce qu’il y a de plus beau. Musique, arts plastique… Proposition de "défilé militaire" de couleurs, parade dans Paris…
• AUVERGNE
Voir avec Burattini?
Voir avec Jean-Marie Songy.
Pascale Canivet : Pour info, le Citi serait intéressé à participer.
Les propositions sont assez ouvertes à d’autres champs disciplinaires, plasticiens, etc. Ils peuvent être des partenaires de l’Auvergne.
• AQUITAINE
Adrien Guillot, Libourne ?
Stéphane: Nous pouvons remarquer que ressort, dans la plupart des propositions, la notion d’itinérance. Cette tendance est visible en PACA, Haute-Normandie, Midi-Pyrénées…
LA COMMUNICATION
Jean Digne : Ce sont ces propositions, cette matière, que nous devons transmettre aux agences de com et attaché(e)s de presse que nous allons rencontrer.
La grande variété des propositions est liée à l’histoire, à des aventures, des mutations plus ou moins sensibles selon le territoire. C'est la richesse du vivier.C'est cette variété qui va surprendre le ministre de la Culture, les élus…
Jean-Raymond Jacob : Il est trop tôt pour cela. Nous voyons que l’idée commence à prendre sur le terrain. Il faut se laisser plus de temps avant de communiquer sur les propositions. Le 23 avril, il s'agira avant tout de sensibiliser sur le secteur, avant de transmettre cette matière. C'est ce comité qui est sur la communication générale du 27.
Il a été décidé à la réunion précédente de contacter plusieurs attaché(e)s de presse mais aussi des agences de communication afin de réaliser un plan de communication. Aussi, 6 rendez-vous ont été fixés lundi 23 avril matin:
- Pierre Suc, 3ème Millénaire, agence de com
- Solange Collery Communication, agence de com
- Sylvie Aubert, agence de com
- Valérie Samuel (et Arnaud Pain), Opus 64, attachée de presse,
- Hélène Sitbon, attachée de presse + agence de com
- Jean Salvadori, Agence Belleville, agence de com
Jean Digne : Que veut-on transmettre à ces agences de com ? Car il y a une grande diversité des propositions.
Jean-Raymond Jacob : La nature du projet. Il s'agit de spectacles de rue dans l’hexagone. C’est une carte de France.
Axe 1 : qui sommes-nous, où sommes nous, que faisons-nous ? Exister comme les équipes le souhaitent. De l’artistique au pédagogique, au ludique. La force est la multiplicité des rendez-vous proposés. La plus petite mobilisation est à acter, autant que la plus grosse.
Dans la journée, les équipes se positionnent sur leur territoire.
Axe 2 : invitation à l’acte collectif. Dans la soirée, un rassemblement des équipes.
Ces deux axes sont le "mot d'ordre mental", mais, bien évidemment, chacun s’empare de la journée comme il le souhaite.
Un comité de rédaction est formé (Jean-Raymond Jacob, Claude Morizur, Philippe Saunier-Borrell, Loredana Lanciano, Stefan Bonnard, HLM, la Fédé, Pedro Garcia). Il transmettra les données à l'attachée de presse dès qu’on l'a choisi (après le 23 avril).
Stéphane Simonin : Nous préparerons une « mallette pédagogique » pour les rendez-vous du 23 avril afin de les sensibiliser à notre secteur.
Jean Digne : Le 23 est une présélection. Par ailleurs, il est souhaitable de rechercher des partenaires (privés, presse, com), comme Insert culture par exemple.
Maud Robert : La communication peut s’appuyer sur le manifeste qui comporte des mots, des phrases clé.
On existe, on existe ensemble et l'on existe dans cette diversité. Il faut qu’on s’harmonise dans cette diversité.
Jean-Raymond Jacob : L'enveloppe de 50 000 Euros n’est pas suffisante. Un budget supplémentaire sera demandé à la DMDTS.
Isabelle Drubigny : Il faut faire attention à ce qu'un budget supplémentaire ne vienne pas entamer les mesures nouvelles pérennes.
PROJET PHOTOS
Jean Digne : Il existe un projet photos de quelques étudiants, jeunes photographes, de Paris 8. C'est un vivier de photographes en formation. Quel pourrait être le type de relation entre ces étudiants et la Journée?
Le 27 est le début, les photos sur l’après. Trace de cette rencontre entre le monde des photographes et les arts de la rue.
Contact : Stéphanie Compaore.
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ANNEXES
Isabelle, Jean Raymond,
Bonjour à vous,
En prévision du 27 octobre 07, un certain nombre de lieux de diffusion ou d’accompagnement des arts de la rue en Midi Pyrénées se sont regroupés pour participer collectivement à ce rendez vous national, avec le décalage et la complicité que sous tendent bien souvent les propositions de notre secteur de la création.
Se retrouvent ainsi autour de cette proposition partagée : le Réseau « en Rue libre » (Derrière le Hublot/Capdenac, Happy Culture/Verdun sur Garonne, Arto/Ramonville, ça rue dans les branc’arts/Castanet-Tolosan, La petite pierre/Gers, la Cellule/Gers, Ax animation/Ax les Thermes et Pronomade(s)/CNAR ) et quelques complices évidents : l’Usine à Tournefeuille ou Circuits à Auch.
Les idées qui ont permis de dessiner cette journée ont été :
- la notion territoriale : être physiquement présent, par des rendez vous précis, sur une grande partie du territoire régional (Midi Pyrénées, c’est plus grand que la Belgique !), soit sur 5 des 8 départements de MP
- la notion de durée : être physiquement présent sur la totalité de la journée : débuter à 0h01 (1er rendez vous à Capdenac (12)) et finir à Ax les Thermes (09) à 23h59.
- la notion de circulation et d’irrigation territoriale : la proposition artistique devra circuler entre ces 8 lieux en région, invitant le public à la suivre ou la rattraper
- la notion de lieux et/ou horaires improbables : retrouver là cette relation particulière aux spectateurs que les arts de la rue savent si bien développer
- la notion de rencontre : à chaque « arrêt », il faudrait que cela soit l’occasion d’une rencontre entre la proposition en circulation, qui joue le ricochet toute la journée du 27, et un artiste/compagnie/proposition invité.
Nous avons fait cette proposition à TABLANTEC (sébastien Barrier) qui a accepté d’être notre fil(s) rouge ! Il jouera ainsi, sur 8 lieux différents, son spectacle en tentant de suivre le planning prévisionnel :
0h01 : Derrière le Hublot, Capdenac, route tranquillement vers Verdun sur Garonne (129 km)
6 h à 7 h : Happy culture, Verdun/Garone
7h à 8h : route vers Ramonville (48 km)
8h30 à 9h30 : ARTO, Ramonville
9h30 à 10h30 : route vers l’Usine (20 km)
11h à 12h : à l’Usine à Tournefeuille
12h, Seb est chez lui, il se douche un peu, il mange un peu, il boit un peu
13h à 14h : route vers Auch (70 km)
14h30 à 15h30 : avec la Petite Pierre à Circa, à Auch (en partenariat avec Circuits)
15h30 à 16h30 : route vers Lombez (50 km)
16h30 à 17h30 : à La Cellule, Lombez
17h30 à 19h : route vers le Portet d’Aspet (85 km)
19h à 20h : avec Pronomade(s) au Portet d’Aspet
20 à 21h, Seb mange un peu, ne se douche pas, se rehydrate un peu
21h à 23h30 : route vers Ax les Thermes (115 km)
23h59 : à Ax animation, Ax les Thermes jusqu’à épuisement !
A chaque arrêt, il a été retenu qu’un autre artiste serait invité pour échanger avec Seb Barrier quelques (ver)balles… Le public sera invité aux heures et lieux indiqués, voire le suivre sur un ou deux lieux successifs. Chaque lieu de diffusion relayera cette journée particulière dans le cadre de sa saison, vers le public de son propre territoire.
Pour finir, je précise que je ne pourrai pas être à HLM ce 5 avril, pour cette réunion préparatoire. Cependant, nous suivrons avec attention vos choix et orientations depuis Midi-Pyrénées.
J’ai accepté l’invitation faite par Jean Raymond Jacob de participer au groupe de travail sur la communication à développer avec le cabinet que vous retiendrez, pour bien cerner le ou les messages que la profession désire mettre en avant à travers cette journée.
Bien à vous, et à bientôt,
philippe SAUNIER BORRELL.
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La Fédération Rhône-Alpes gamberge sur l'organisation du 27 octobre.
Evidemment elle relaiera auprès du National les différentes initiatives prises au niveau régional.
Cela dit, nous aimerions pouvoir proposer plus : l'envie toujours de se frotter les uns aux autres pour tenter de batir un quelque chose ensemble.
Mais pour trouver l'énergie de stimuler les équipes régionales autour d'une intervention commune comme elle l'a déjà fait en novembre 2006,
la fédé RA a besoin d'un pourquoi.
Le seul fait de célébrer, rendre visibles les Arts de la rue n'apparait pas suffisant.
Il nous faut plus, quelque chose comme un mot d'ordre à proposer aux équipes.
En nous appuyant sur le manifeste et après discussions, est né l'envie de travailler sur une ambiguïté de notre art : « Dans la rue nous sommes libres...bardés d'autorisations ».
Espace public/espace privé, rien de neuf sous le soleil mais ce sont des questions qui nous titillent fort (et un peu plus chaque jour...).
Un cahier des charges a alors été imaginé :
Il s'agit bien d'inventer quelque chose.
Inventer une intervention, un acte à poser qui questionne cette notion « d'espace : public, autorisé, toléré, interdit ».
Un acte à réaliser en se rassemblant tous en un lieu central ou en le réalisant en simultané en dffiérents lieux de la région.
Un acte qui puisse donc être reproductible en différents espaces au même instant.
Un acte qui fasse appel à l'ensemble des professionnels mais aussi s'ouvre aux sympathisants rue, milieux associatifs, toute sensibilité artistique qui se retrouve derrière cette problématique
de l'espace public privatisé et en premier lieu, le public, passants, le public, témoin le 27 octobre de cet acte.
Un acte simple qui repose sur le nombre.
Un acte dont il faudra réfléchir à la manière de l'annoncer puisque par essence il naitra de manière impromptue et informelle : Il y a une complicité à inventer avec les média.
Ce n'est pas une manif mais ce n'est pas un spectacle non plus.
On ne sait pas si c'est pour de vrai ou pour de faux.
C'est symbolique, politique sans oublier que nous préférons l'imaginaire au discours, le décalage à la grande théorie, l'art de la ruse à la frontalité.
Un acte à faire surgir ensemble.
Cette déclinaison du 27 octobre peut se généraliser.
Plusieurs mots d'ordres, thématiques des Arts de la rue qui seraient mis en avant selon les régions, pourraient se retrouver dans le programme général de cette journée.
Une cartographie de nos spécificités à faire apparaître dans ce programme. Une manière de rajouter du lien, de l'écho entre toutes les interventions de ce jour.
Voilà ce que nous tentons/proposons actuellement,
le cahier des charges est transmis en ce moment même aux équipes artistiques de la région.
Nous tirerons les comptes au prochain CA.
En espérant qu'une dynamique puisse naitre à partir de cette idée.
Stéfan Bonnard
Président de la Fédé Rhône-Alpes
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Bonjour à tous,
Je prends un peu de temps ce matin pour répondre à la proposition de Nicolas. Celle-ci est impressionnante, prolixe, et très copieuse. Gros travail que je salue.
Par contre, je n’y vois pas que des avantages. Tout d’abord en terme de moyens, ce scénario est très ambitieux, par sa complexité et le nombre d’actions qui lui sont nécessaires pour lui donner forme. Cela induit du temps et des moyens que nous sommes tous très conscients de ne pas avoir.
Ensuite, je n’adhère pas du tout au côté revendicatif, comme « rebelle » ou « border line » et encore moins « incontrôlable » !!! Oui, autrefois, on finissait au poste, et le nombre de procès verbaux pour trouble de l’ordre public que nous avons accumulés attestait de la difficulté que nous avions de jouer dans l’espace public. Mais de manière générale, ce temps là est révolu, en France en tous les cas. Il nous a fallu convaincre que nous étions une proposition artistique contemporaine qui prenait toute sa place dans le débat de société, responsables de ses actes, garants de la sécurité du public et des biens investis. C’est de cela dont on parle aujourd’hui : d’une maturité et de la manière dont on s’adresse à une ville et à ses habitants.
Pierre de Générik Vapeur a une expression nous concernant. Il dit : « le spectacle de rue est la pince Monseigneur de l’art ». Je me reconnais dans cette formule qui sous-entend que nous sommes entrés par effraction poétique dans le paysage artistique de l’hexagone, et que nous l’avons fait avec classe, en tenant nos promesses poétiques.
Ensuite, je ne comprends pas que l’on dissocie l’acte poétique de l’acte politique. Je conçois la poésie comme un acte politique, un point de vue métaphorique ou réaliste d’une vision de la vie ou de la société. Nous ne sommes pas en guerre, même si j’adhère à cette citation de Mauricio Celedon.
Celle-ci a chez lui sûrement bien plus de légitimité que dans la bouche de certains d’entre nous : « Je crois que le Théâtre est une arme pour nous tous, je crois que le théâtre dans cet avenir ne sera pas contestable de ses principes.».
J’entends dire aussi que notre événement aura une tonalité comme ci ou comme ça selon le résultat des élections. On ne parle plus de la même chose. Si l’ on devait nous retrouver dans une situation de crise où nous estimerions devoir agir et prendre position de manière revendicatrice en manifestant notre opposition à un projet politique, notre action prendrait une autre forme et ne serait en rien un acte festif ou de célébration. Elle ne reposerait certainement pas sur la structure ou le scénario de l’aventure collective d’aujourd’hui.
Donc, de quoi parle t-on ? D’une journée utopiste, certes. Mais que nous sommes capables, si nous faisons fi de nos différences, de fabriquer ensemble. Pour le moment nous sommes sur une proposition qui s’articule en deux temps :
1) Qui sommes-nous ? Où sommes-nous ? Des actions de l’ordre de l’ engagement personnel et de position individuelle, concernant les équipes et leur propre démarche sur leur territoire, fixer dans la journée des dizaines de rendez-vous en France, de l’ordre de l’artistique, du ludique, du pédagogique, en jouant sur les marchés ou dans son bus ou en haut de la montagne, ou bien encore en ouvrant grandes les portes de nos maisons et ateliers.
2) D’une action concertée et collective. Pas d’un défilé mais d’une déferlante artistique, en un temps donné et en un espace choisi. Une armée, oui ! Mais de sons et de couleurs, une démonstration de force poétique, à l’image de ce que nous sommes : une profession qui a su allier la générosité du théâtre, l’énergie des gens de cirque et la liberté du poète.
A ce jour, où en somme-nous ?
Un comité de pilotage national a été mis en place. Il est constitué des responsables des CNAR, des représentants des FD régionales, des membres de la FD, ainsi que de HLM. Il se réunit une fois par mois et a pour mission de relayer les actions et propositions émanant des différentes régions afin que puisse s’établir un programme précis de rendez-vous multiple sur l’hexagone. La forme et les modes d’action sont totalement libres, qu’ils soient ludiques, pédagogiques ou artistiques. Il est simplement préconisé de provoquer un moment dans la journée, collectif, où l’acte qui rassemble est artistique. L’union fait aussi la force.
Pour qui le faisons-nous ?
Pour nous, notre public, nos partenaires, et pour nous faire connaître de ceux qui nous méconnaissent. Nous n’avons pas de commanditaire. Cette journée repose sur une démarche volontariste, sur notre capacité à savoir agir. Oui nous sommes pluriels et il y a autant de visions différentes que d’ équipes qui pratiquent nos disciplines artistiques. Il faut que cette journée soit une représentation la plus proche de nos multiples façons d’écrire pour la rue.
La communication
Cette action s’inscrit dans une démarche de communication que nous souhaitons la plus large possible, avec un relais presse mettant en relief nos modes d’interventions. A cet effet, une journée de rencontres avec différentes personnalités et structures pouvant répondre à notre problématique aura lieu le 4 avril prochain. Elle est organisée par la FD et HLM. A l’issue de cette séance de travail, un groupe de travail sera établi afin d’affiner avec les personnes missionnées les propos que nous souhaitons voir tenu dans le dossier de presse et la méthode que nous souhaitons établir en terme de communication.
En Ile de France.
Un groupe de travail avec Jacques Higelin se retrouvera le 10 avril au Moulin Fondu pour commencer à élaborer une partition commune. Ce groupe est constitué de Michel Risse, Mauricio Celedon , Bernard Bellot, Thierry Lorent et Jean-Raymond Jacob. Sont excusés Marc Etc, Pierre Prévost et Emma Drouin.
Cette chanson contribuera à l’acte collectif, mais n’en sera en rien l’axe unique.
Nous savons que nos moyens financiers sont limités. Nous devons donc faire reposer la construction de cette déferlante en nous appuyant sur ce que nous sommes. Que chacun puise dans son répertoire dans un premier temps, dans ses costumes et dans son matériel scénographique. Que l’on commence à lister ce que nous pouvons donc associer comme images, mouvements, et sons.
Un groupe constitué d’artistes, metteurs en scène, compositeurs… doit se constituer au sein des adhérents de la Fédé d’Ile de France. Ce groupe, une fois constitué, doit être investi de la responsabilité de mener à bien l’ensemble du mouvement et de l’image, qu’il soit théâtral, plastique ou sonore.
Une équipe plus proche des réalités d’administration et de logistique doit se constituer afin d’établir une méthode de travail organisationnelle de l’événement. Comme par exemple provoquer le rencontre avec la Ville de Paris pour l’informer de notre démarche, de notre souhait d’utiliser Paris pour cette occasion et établir avec eux un partenariat.
Le conseil d’administration doit aussi provoquer une séance de travail avec le réseau de diffusion des arts de la rue en Ile-de-France réuni entre autre autour de Déambulation.
Un courrier de sensibilisation en direction des équipes artistiques d’Ile de France doit être fait, rappelant l’initiative et invitant à la mobilisation et à se faire connaître. Nous savons tous que nous traversons l’un des moments les plus complexes que le spectacle vivant ait eu à résoudre et que les interrogations quant au devenir de nos professions restent d’actualité. L’ambiance n’est pas forcément à sauter de joie. Grand nombre d’entre nous sont sollicités pour apporter leur concours à des causes sociales de tout ordre et nous y répondons quand cela est possible, de manière généreuse et désintéressée. Cette fois, il s’agit de nous, de faire quelque chose pour nous, ensemble, qui nous concerne, et à faire partager.
Au plaisir de vous lire
Jean-Raymond Jacob
14/03/07
JOURNÉE 27 OCTOBRE / 1
HorsLesMurs, 7 mars 2007
Présents
CNAR : Citron jaune : Françoise Léger - La Paperie :
Eric Aubry - L'Abattoir : Pedro Garcia - Le Fourneau : Claude Morizur -
L'Atelier 231 : Daniel Andrieu - L'Avant-scène : René Marion - Le
Moulin / La Fédération des arts de la rue : Jean-Raymond Jacob
Lieux publics : Pierre Sauvageot
Pour les fédérations : La Fédération des arts de la rue : Pascale Canivet, Thierry Lorent - Fédé Ile-de-France : Ema Drouin, Nolwenn Semana, Marthe Drouin - Fédé Rhône-Alpes : Fleur Lefèvre, Maud Robert - Fédé Languedoc-Roussillon : Frédéric Michelet
HorsLesMurs : Stéphane Simonin, Jean Digne
Temps des arts de la rue : Yves Deschamps
Temps des arts de la rue / HorsLesMurs : Isabelle Drubigny
DMDTS : Marie Moreau-Descoings, Elena Dapporto
Membres du groupe d'artistes événement fédérateur : Bernard Bellot, Alain Beauchet
Marcel Freydefont, Catherine Nasser, Paco Bialek
Absents : Jeff Thiébaut, Pierre Duforneau, Pronomade(s) : Philippe Saunier-Borrell, Le Parapluie : Jean-Marie Songy
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Introduction
Stéphane
Simonin rappelle l'origine de la proposition de la journée nationale du
27 octobre. C'est l'une des 3 solutions évoquées par le groupe de
travail "Evénement(s) fédérateur(s)", piloté par Jean-Raymond Jacob, et
présentées fin 2006 à la profession lors d'une assemblée générale de la
Fédération des arts de la rue. Il est compris et accepté par la plupart
des professionnels qu'il s'agira d'un acte de militantisme, bénévole.
Il est maintenant question de savoir comment enclencher la dynamique et
de s'organiser. Certains groupements de professionnels se sont déjà
réunis, dans leurs territoires, pour réfléchir aux actions à mener le
27/10.
Jean-Raymond Jacob. L'idée de cette réunion est d'associer à l'organisation du 27/10 les responsables des CNAR, les fédérations et les artistes. La lettre d'invitation à cette réunion est consignée par la Fédération et HorsLesMurs. Elle symbolise le rassemblement que la journée du 27 devra être.
Mais rien n'est arrêté, les choses commencent à se mettre en place. Le 27/10 devra être un temps artistique. Il s'agissait moins de fédérer sur l'idée que sur la réflexion qui a mené au choix de la forme de cette journée. Les différentes idées émises devaient converger vers un sens commun. L'idée du one shot (un temps, un lieu) n'avait pas rassemblé les professionnels car elle impliquait des choix subjectifs de programmation et de répartition de l'argent (l'argent mis sur ce projet ne pouvait pas, effectivement, être celui qui doit devenir pérenne).
Comment exister sur un territoire et être représentatif? Par un acte artistique, ludique et pédagogique : ouvertures d'ateliers pendant la journée du 27 et rassemblement artistique et unitaire en soirée. L'idée est de provoquer des rassemblements pour éviter les éparpillements.
Marie Moreau-Descoings. Il y a toujours eu cette volonté d'une
journée festive, ludique, artistique. Elle a ensuite été relayée par le
cabinet. Le but est de donner une visibilité aux arts de la rue. Je
préconise l'organisation de comités de pilotage en régions.
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La question des moyens
Yves
Deschamps. Dans chaque région, il y a en effet la nécessité de la
présence d'une "tête de pont" qui assurera la relation au national.
Les équipes pourront aller chercher les moyens auprès de leur collectivité territoriale (région, ville…), mais elles attentent de l'Etat une coordination générale nationale, en lien avec les coordinations régionales (fédé), et un budget pour la communication. La coordination nationale, l'attachée de presse, les éditions spéciales devraient être à la charge du ministère. C'est le tout qui sera relayé auprès des médias, des fédérations, de HorsLesMurs.
Jean-Raymond Jacob. Les têtes de pont seront des binômes : une fédération régionale et un CNAR. Les moyens devront être mutualisés. Nous pouvons remarquer que 7 régions sont représentées autour de cette table.
Pascale Canivet. Il n'y a pas de CNAR ni de fédération dans chaque région. En revanche il y a des adhérents à la Fédération des arts de la rue dans toutes les régions. Les binômes peuvent donc être les CNAR et les Fédé et, le cas échéant, des structures ou des équipes importantes (ex. Amoros et Augustin dans le Nord est aidé par la Fédé pour réunir les équipes).
Marie Moreau-Descoings. Il est prévu de réserver une enveloppe pour
la communication, mais nous ne pouvons connaître encore son montant
(dégel non réalisé totalement).
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Communication
René Marion. Pourquoi le 27? Y-a-t-il une logique de com dans le choix de cette date?
Jean-Raymond Jacob. Parmi les différentes propositions, nous en avons retenu une.
Pedro Garcia. Le changement d'heure se produit dans la nuit du
samedi au dimanche : c'est une journée de 25 heures. Il y a quelque
chose à faire autour de cette idée pour la com.
Marcel Freydefont.
Concentrer les 3 ans en 1 heure? Une condensation du temps. Ceux qui
communiquent peuvent se saisir davantage d'une journée ou même de cette
heure que de 3 ans.
René Marion. Il faudrait un signe fort du ministère : l'ouverture de l'espace public. C'est une vraie demande qui ne coûte rien.
Jean-Raymond Jacob. Un plan de communication est à monter. Ce plan et les outils de communication permettront la réussite de cette journée.
Stéphane Simonin. Dans la relation aux médias, la question du message à transmettre est à poser. Un message qui serait autre que le celui de l'acte artistique, de la fête. Comment accrocher les journalistes? Quel message associer à cette journée? Un texte "politique". C'est la question du fond par rapport à la question de la forme.
Jean Digne. Les journalistes en ont assez des moments de ce type (fête de la musique, année de la Chine, etc.) Que veut-on défendre? Il faut une vision. Celle de l'avenir : c'est la journée de l'avenir. C'est un portrait de la France à travers les arts de la rue. Proposition : "La rue, Portraits de la France".
Les questions seront posées par chacun. Qu'est-ce qui doit être
capté à ce moment-là? Qu'est-ce qui sera assez engageant pour les
médias? L'attaché de presse aura besoin de matière pour communiquer (je
préconise d'utiliser les outils de communication actuels). Il serait
plus pertinent de retenir 5 ou 6 initiatives porteuses et de mettre
directement en contact les journalistes et les artistes.
Par ailleurs, le 27/10 ne doit pas marquer une fin mais un commencement.
Stéphane Simonin. Ce n'est pas, en effet, sur le TAR qu'il faut communiquer mais sur les arts de la rue.
La
communication sera régionale, nationale. Sera-t-elle internationale?
Les CNAR ont un rôle important à jouer avec la presse régionale. La
communication devra être nuancée et adaptée aux différents médias ;
c'est le rôle de l'attaché de com. Il faut bien différencier son rôle
de celui de la boîte de com qui, elle, dégage les éléments sur lesquels
la communication se basera. Il faut pouvoir fournir aux journalistes un
"packaging" : les grands axes, le logo…
Claude Morizur. Les festivals peuvent réunir leurs propres attachés de com.
Françoise Léger. La dénomination "Arts de la rue" n'est pas familière à tous. Il vaut mieux parler d'espace public.
_______________________________________________________________________________________________
Rôle des CNAR
Yves Deschamps. Le CNAR ne doit pas être l'organisateur mais le coordinateur de cette journée.
Thierry
Lorent. Les CNAR suscitent cette journée, mais ne l'organisent pas. Ils
ne doivent pas être considérés comme les payeurs. Ils n'ont d'ailleurs
reçu aucune subvention pour cela et personne ne doit le croire. C'est
un acte militant ; il ne devrait donc y avoir aucun problème avec les
syndicats. Je suis acteur dans ma ville et j'ai envie de réaliser
quelque chose le 27/10 dans ma ville. C'est l'envie de faire du
prosélytisme sur un territoire.
Jean-Raymond Jacob. Chaque équipe définit son 27/10. Par contre, c'est un appel au rassemblement. Les CNAR sont des acteurs comme les autres, mais leur rôle est important car ce sont des outils qui n'existe pas ailleurs. Il faut imaginer des binômes : les CNAR et les Fédé régionales.
Tour de table des projets
Yves Deschamps. Les initiatives pourront être interrégionales quand la présence d'équipes ou de structures est insuffisante.
Les propositions peuvent se développer jusque début juin. Puis il faudra les faire remonter à la Fédération. Un programme recensera les activités.
• Abattoirs
Pedro Garcia. Nous montons un projet avec Xavier Juillot pour le 27 octobre aux Abattoirs.
• Pronomade(s)
Jean-Raymond Jacob. Philippe Saunier-Borrell
programmera Sébastien Barrier (Ronan Tablantec) qui récitera un texte,
perché en haut d'une montagne…
• Avant-Scène
René Marion. Il est d'abord prévu une concertation
avec les équipes. Il nous faut en effet les rassembler. Ensuite, le
CNAR souhaite que cette journée se centre autour de thématiques : la
rue du dedans et la rue du dehors, ainsi que les écritures. Mais il est
difficile d'expliquer le pourquoi de la journée nationale. D'impliquer
les régions aussi.
Il peut par ailleurs y avoir des problèmes avec les syndicats par rapport au volontariat.
Le CNAR réunira les opérateurs, les équipes et la région.
Thierry Lorent. C'est un acte militant ; il ne devrait donc pas y avoir de problème avec les syndicats. Je suis acteur dans ma ville et je veux y réaliser quelque chose le 27/10. C'est faire du prosélytisme sur un territoire.
• Fourneau
Claude Morizur. La Fédé B s'est construite sur la base
du volontariat. L'hébergement et les transports sont pris en charge par
la Région. Le 27/10 sera la 4e et dernière escale du Temps des arts de
la rue en Bretagne. Ce sera l'aboutissement d'un l'investissement fort
sur 4 départements.
Une carte de France électronique pourrait être imaginée (réalisée par le Fourneau-Yffic?) afin de mieux communiquer sur les actions du 27/10.
• Atelier 231
Daniel Andrieu. Nous avons organisé 2 réunions de
travail sur le 27/10, l'une avec le Cercle de la Litote / Luc Perrot et
de petites équipes, l'autre avec les Alama's Givrés (artiste associé au
CNAR), la Ville et le CNAR. Une troisième est prévue avec l'ensemble
des partenaires. Le CNAR met à disposition ses ressources (lieu +
moyens). Le projet est de faire ensemble ; il n'est pas question de
livrer un projet.
• La Paperie
Eric Aubry. Nous n'avons pas encore de proposition à faire.La compagnie fera quelque chose.
• Citron jaune
Françoise Léger. Artonik, Tout samba'l, Lieux
publics et le réseau de diffusion porté par Karwan vont travailler
ensemble sur le 27/10. Les initiatives des compagnies et des diffuseurs
sont donc regroupées. Cela donnera des propositions informelles,
d'autres formelles.
Alain Beauchet. Nous organisons le 29 mars une
journée autour du 27/10 avec les équipes. Nous avons déjà évoqué la
difficulté de l'acte collectif.
• Fédération Ile-de-France
Chaque équipe propose, depuis là où
elle est, des actions pendant une partie de la journée (portes
ouvertes, pique-nique, projection de films…) Puis une "manifestation"
artistique collective marquera la soirée. La Fédé a choisi Paris car
c'est un territoire difficile à investir. Elle recherche une thématique
et a évoqué la libération de Paris.
• Fédération en Rhône-Alpes
Fleur Lefèvre. La Fédération y travaille déjà. Son positionnement sera de prendre l'espace public, de braver l'interdit.
Maud
Robert. Nous donnerons en effet ce mot d'ordre. Nous évoquons
l'organisation de happenings, d' interventions non annoncées, de gestes
forts (ex. du mot d'ordre sur Internet d'une heure sans électricité).
Par ailleurs, Gilles Rhode propose de mettre en musique le manifeste.
La Fédération RA sera le relais de l'information, d'initiatives.
• Fédération en Languedoc-Roussillon
Frédéric Michelet. Le fait qu'il n'y ait plus d'enjeu financier fait l'unanimité sur la journée.
La
Région ne nous donnera aucun moyen, notamment parce que nous l'avons
déjà sollicitée (colloque des arts de la rue en LR du 12 décembre).
Nous avons besoin d'un document national pour obtenir plus facilement des moyens.
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•
Jean-Raymond Jacob. Il est proposé que les participants à cette
réunion, ainsi que les représentants des autres régions que la
Fédération nationale identifiera forment la commission nationale pour
le 27/10.
• La Fédération nationale et HorsLesMurs organisent la communication avec la DMDTS. Une réunion avec Elena Dapporto sur la communication est organisée le 20 mars.
• Prochaine réunion de la commission nationale : jeudi 5 avril, 14h30, HLM.
31/01/07
"ECRIRE POUR L'ESPACE PUBLIC"
Jeudi 25 janvier 2007, HLM
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Présents :
Rapporteurs : Ema Drouin, Deuxième groupe d’intervention, Fédération Ile-de-France et
Françoise Villaume, CNES / La Chartreuse de Villeuneuve-lès-Avignon
Michel Simonot, écrivain, artiste associé au Théâtre Gérard Philippe - CDN, Saint-Denis
Gilles Detilleux, DMDTS
Isabelle Drubigny, Temps des arts de la rue/HLM
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Ordre du jour
- Information sur les dispositifs de financement spécifiques et non spécifiques aux arts de la rue;
- Information sur « Ecrire pour la rue », dispositif d'aide institué en novembre 2006 par le Ministère de la culture et de la communication – DMDTS, en partenariat avec la SACD;
- Information sur les éditions;
- Information sur l’étude sur les esthétiques des arts de la rue;
- Discussion sur la mise en place d'une journée sur les écritures à l'hiver 2007 : quels enjeux, quels objectifs ?
Dispositifs de financement spécifiques et non spécifiques aux arts de la rue,
Suite à une forte demande des participants aux groupes de travail du Temps des arts de la rue, un document récapitulatif des dispositifs existants a été réalisé par HorsLesMurs (Isabelle Drubigny). Il reprend les documents produits par HorsLesMurs et les complète en y ajoutant les nouveaux dispositifs récemment mis en place, notamment dans le cadre du TAR : « Auteurs d’espaces » par la SACD et Chalon dans la rue, « Ecrire pour la rue » par la DMDTS et la SACD (Action culturelle) et « Aide à l’écriture Arts de la rue » par l’Association Beaumarchais / SACD. Il informe également sur le dispositif d'aide à la création de textes dramatiques (CNT/DMDTS) : "Dramaturgies plurielles", anciennement "Dramaturgies non exclusivement textuelles" – DNET. Ce document est en cours de validation. Il accompagnera le texte sur le dispositif « Ecrire pour la rue » lors de l'envoi de l’appel à projets et figuera sur le site de HLM (fiche pratique).
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Dispositif « Ecrire pour la rue »
- Ema Drouin revient sur l'appellation de la bourse, souligne qu'elle est similaire à celle du dispositif mis en place par l’Association Beaumarchais / SACD et propose : « Ecrire pour l’espace public ».
- Il est question, au cours de cette réunion, de revoir l’organisation de la première édition de la bourse, et en particulier les conditions de travail des experts du comité. En effet, les membres de la commission n’ont pas disposé d’assez de temps pour l’étude des dossiers (entre la réception et la sélection). Cela est dû principalement au grand nombre de demandes (57 dossiers). Un rétroplanning plus confortable a été fixé pour la deuxième édition par la DMDTS et la SACD.
De l’avis des membres du groupe présents, il serait souhaitable de réserver une enveloppe pour couvrir, au moins en partie, les frais du comité d’experts : prise en charge ou participation aux frais de transport, repas…, rapporteurs rémunérés…
- La notion de repérage est importante. Faut-il, afin de procéder à un meilleur repérage des auteurs, attribuer les aides aux compagnies non conventionnées uniquement? Dans ce cas, il serait davantage question, dans les critères d’éligibilité, de parcours confirmés.
Par ailleurs, il faudrait que l’attribution de cette bourse soit considérée comme un encouragement, un préalable à la demande d’aide à la production dramatique, à l’aide à la maquette.
Rappel : La DMDTS et la SACD ont doublé leur apport. Le budget pour la bourse s'élèvera pour la deuxième commission à 72 000 Euros (30 000 euros par DMDTS et 12 000 euros par la SACD).
_________________________________________________________________________________________________________________________ Discussion sur la mise en place d'une journée sur les écritures en espace public
Dans le cadre du groupe de travail "Ecrire pour l'espace public", l'organisation de journées sur les écritures est un projet proposé Le groupe considère qu’il serait plus opportun d’organiser chaque année une journée autour des projets sélectionnés (10 mois, un an après) afin de procéder à leur suivi. Des critiques, chercheurs, auteurs seraient invités. Les boursiers bénéficieraient ainsi d’un temps de rencontre avec les professionnels et personnes qualifiées pouvant les aider à monter les projets. Il s’agit aussi de modifier le rapport entre artistes et institution.
Un RIDA organisé par l’ONDA est évoqué.
Afin d’avancer sur le projet des journées et sur l'organisation d’une première journée en 2007 (sur un festival?), un groupe plus restreint (Ema Drouin, Françoise Villaume, Michel Simonot et Gilles Detilleux) se réunira le 1er mars.
_________________________________________________________________________________________________________________________ Information sur les éditions
- Courte présentation des ouvrages de la Colltection Carnets de rue des Editions L'Entretemps et sur les projets à venir (document transmis, voir : www.lekti-ecriture.com/editeurs/-Collection-Carnets-de-rue-.html)
- Rappel des projets d'édition Temps des arts de la rue :
Suite aux préconisations du groupe de travail piloté par José Rubio, deux documents sont en cours d’écriture:
- le guide des bons usages en matière d’organisation d’événements sur l’espace public, destiné à l’ensemble des intervenants dans le cadre de la mise en oeuvre d’un spectacle, d’une installation ou d’une manifestation dans l’espace public : il apportera une méthodologie ainsi que des réponses pratiques aux questions techniques et de sécurité
- la charte des grands principes d’aménagement urbain pour favoriser l’accueil des arts de la rue dans l’espace public, destinée aux urbanistes et aux élus, décideurs en matière de conception et rénovation urbaines
_________________________________________________________________________________________________________________________ Les deux ouvrages paraîtront en juin 2007.
Information sur l’étude sur les esthétiques des arts de la rue
Les documents sur l'étude "Les Esthétiques des arts de la rue, Généalogies, formes, valeurs et significations" sont transmis. Ils sont disponibles sur le site du réseau Arts de Ville : http://www.iul-urbanisme.fr/rezoaccueil.htm
et sur le blog : http://artsdeville.over-blog.org/
La DMDTS (Direction de la Musique, de la Danse, du Théâtre et des Spectacles du Ministère de la Culture et de la Communication), dans le cadre du programme 2006 du « Temps des Arts de la Rue » a engagé un appel à projet portant sur des « Etudes analytiques sur les esthétiques des arts de la rue ». Cet appel à projet a été remporté par le réseau « Arts de Ville ».
Les finalités de ce projet et les investigations possibles des différentes études sont :
- Identifier les sources et références artistiques (théâtre d’intervention, tradition saltimbanque, dadaïsme, situationnisme, agit-prop, etc.).
- Analyser les contenus et les dispositifs (déambulatoire/fixe ; public convoqué/intervention impromptue, etc.).
- Mettre en évidence les valeurs portées par les individus et les groupes se réclamant de ces formes artistiques (catégories esthétiques et éthiques).
Il s’agit notamment d’explorer en quoi ces éléments ont permis de construire l’identité de ce mouvement en tant que discipline artistique à part entière.
Pour plus d’informations :
- Appel d’offres de la DMDTS http: //www.iul-urbanisme.fr/texteaodmdts.pdf
- Réponse du réseau http: //www.iul-urbanisme.fr/aoesthetiques.pdf
- Rapport intermédiaire http: //www.iul-urbanisme.fr/rapportintermediaireesthetiques.pdf
- Séminaire contributif à la Sorbonne http: //www.iul-urbanisme.fr/seminairesorbonne.pdf
_________________________________________________________________________________________________________________________ Je ne peux malheureusement pas être de vôtres ce 25 janvier,
Je vous communique toutefois quelques infos sur les projets écriture arts de la rue 2007 SACD
Bonne réunion
Cordialement
Frédéric Michelet
TOUT D’ABORD LES MAUVAISES NOUVELLES, UNE BAISSE DE 25% DE L’ACTION CULTURELLE
Une très mauvaise nouvelle : 25% de baisse de financement en 2007, pour toutes les actions culturelles SACD cinéma, télé, théâtre, cirque, danse, rue, etc...
Cette baisse est due en grande partie a un effondrement de la copie privée (“taxe” sur les supports vierges cassettes, CD, DVD, répartie entre les différentes société telle ADAMI, SPEDIDAM, SACEM, SACD, etc...)
Le législateur, malgré les exhortations des professionnels et des dites sociétés, n’a pas su réagir à temps devant le glissement de support:
Aujourd’hui, les disques durs externes, Ipod et autres modernités...
Le législateur va voter un déplacement vers ces nouveaux supports (l’Allemagne l’a déjà fait) et l’action culturelle devrait remonter en 2008!!!
Face à ces baisses drastiques, la direction générale et la Présidente ont incité l’action culturelle à sauvegarder les opérations initiées par la SACD et destinées directement aux auteurs et à abandonner (pour 2007!!!) l’aide à l’ensemble des festivals.
LES BONNES NOUVELLES:
“AUTEURS D’ESPACES”,
Cette opération étant initiée par la maison et destinée directement aux auteurs continue.
Chalon va augmenter sa participation, ce qui nous permettra en sus des 5 bourses, de financer 2 journées de représentation au lieu d’une en 2006.
Les critères restent les mêmes, avec toutefois le souhait de rechercher des projets singuliers, innovants, en phase avec l’espace public.
Un comité de sélection avec de nouveaux membres: Françoise Léger, Brigitte Burdin, Pascal Larderet, Cyril Jaubert, Jacques Livchine, Thierry Voisin et Pedro Garcia.
Date limite de dépôt le 16 février
Commission le 16 mars
SACD ET ECRIRE POUR LA RUE
La SACD poursuit bien évidemment son partenariat avec la DMDTS et ECRIRE POUR LA RUE, ce dispositif étant directement destiné aux auteurs et aux écritures.
La DMDTS double son aide. La SACD également.
UN NOUVEAU DISPOSITIF d’aides aux écritures EN COURS AVEC LE CONSEIL REGIONAL LANGUEDOC ROUSSILLON :
Un auteur / Une Compagnie / Un territoire
Appel à projets, initié par la SACD, en partenariat avec le Conseil Régional Languedoc Roussillon
3 partenaires: la SACD, le Conseil Régional L.R., et le territoire (la ville, la collectivité ou l’association) offrent chacun une bourse de 2 500 € à chaque projet choisi (soit la somme de 7 500 €) + plus les moyens techniques, d’accueil et de logistique du lieu ou de la ville.
En 2007, 3 projets seront retenus.
L’objectif de cet appel à projet est de réunir, de rassembler, des auteurs et des compagnies et de les inciter à imaginer, travailler, créer un projet singulier, en fonction de l’espace public sur un territoire donné.
Cette bourse spécifique à pour but de favoriser la recherche artistique, l’innovation, la création. Le dispositif est destiné à des projets, originaux, “extra-ordinaires”, éphémères conçus pour un espace, sans écarter des “créations traditionnelles” qui pourraient répondre aux critères.
Ce dispositif à également pour objectif de favoriser les rapprochements, les croisements et métissages entre les auteurs et les compagnies ainsi qu’entre les répertoires.
Le projet pourra être déposé soit par l’auteur, soit par la compagnie, soit par un représentant du territoire (programmateur, animateur, élu...), les trois étant déjà déterminés.
Le territoire et/ou la structure d’accueil devront être situés en Languedoc-Roussillon.
L’auteur ou/et la compagnie pourront être issus d’une autre région.
Une compagnie Art de la rue pourra s’associer avec un auteur(s) Art de la rue, un auteur(de) théâtre, un chorégraphe, un écrivain...
L’auteur ne devra pas être l’auteur habituel de la compagnie, la compagnie ne devra pas être une compagnie déjà en résidence dans la ville.
Projet d’une commission de sélection composée de :
- 1 administrateur de la SACD
- 1 représentant de la Direction de l’action Culturelle du Conseil Régional (Vice Président du C.R.),
- 2 auteurs ou metteurs en scène Art de la rue,
- 1 représentant du territoire (programmateur, responsable d’action culturelle, ...) d’une ville qui ne dépose pas de projet.
11/10/06
Contribution du Réseau des CNAR, par Claude Morizur
Réunion des 9 CNAR
jeudi 5 octobre 2006, HLM
(remis aux membres du Comité de Pilotage le 6 octobre 2006)
Les 9 Centres nationaux des arts de la rue désignés par le Ministre de la Culture en 2005 sur des missions précisées par un texte cadre en 2006, ont été dotés de mesures nouvelles et reconductibles en 2005 et 2006 pour notamment mener à bien l’une de leurs missions principales : l’aide à la création.
Une montée en puissance progressive avait été discutée, dès 2005, afin que les CNAR aient les capacités financières d’aider réellement à la création un certain nombre de projets de compagnies (apports financiers déterminants dans le sens défini ci dessous par le terme « aide à la création »).
Au moment où les collectivités locales s’apprêtent à amplifier leur présence, le dernier palier de mesures nouvelles - de l’ordre de 50.000 € en 2007 - est plus que jamais nécessaire et doit être retenu pour chacun de ces lieux sur cette troisième année.
Dans le souci de mieux aider les compagnies, les 9 lieux se sont réunis à deux reprises :
- le vendredi 19 mai 2006 au Moulin Fondu de Noisy-Le-Sec afin de s’accorder sur le principe même de la constitution de ce réseau, un réseau informel mais qui entend communiquer vers et avec la profession (une rubrique a été ouverte sur le site Internet de la Fédération : http://www.lefourneau.com/lafederation/CNAR-parmi-les-CNAR.html
- le jeudi 5 octobre 2006 à Paris ( HLM) afin de travailler :
• à une « cohérence des accueils » afin d’éviter par exemple « certains tours de France » ou des courses aux résidences . Cette discussion s’est engagée après l’annonce par chacun des lieux de sa programmation des résidences actée et n’a porté que sur les compagnies multi-accueillies : il est important de respecter la spécificité et les choix de chacun de façon à ne pas créer « le réseau qui formate »… Lieux Publics s’est associé à cette séance de travail qui a recensé 49 projets susceptibles d’être aidés en termes d’aide à la création (dans le sens défini ci-dessous).
• à la recherche d’un vocabulaire commun :
Dans le souci de définir et de retenir différentes mesures qui auront le mérite de clarifier nos pratiques, de déterminer un langage commun entre nos lieux et faciliter ainsi l’accompagnement de projets des compagnies qui nous interpellent.
Nous avons, en introduction, rappelé l’importance de toutes les aides (quels que soient leurs montants et formes) que nos lieux - et les autres - peuvent, dans le cadre de nos missions, apporter aux compagnies pour permettre la réalisation de leurs projets : apports en numéraire, apports en nature, mises à disposition de locaux, avances de trésorerie, accueils en résidence, mises en réseaux… et nous avons réaffirmé que ce sont tous ces soutiens cumulés qui rendent possible la création d’un grand nombre de projets de création.
Cependant, il est devenu nécessaire de clarifier les termes utilisés, et pour nous, et pour les compagnies qui se sentent «obligées» de citer tous leurs partenaires, les qualifiant alors de coproducteurs, dans tous leurs documents de communication là où il n’y a pas véritablement de coproductions, mais de véritables aides nécessaires…
Exemple, nous avons tous reconnu qu’un apport financier de 3.000 € sur un budget de création de 150.000 € n’était pas une somme négligeable pour toute compagnie devant boucler un montage financier… mais ne justifiait pas la même appellation que l’aide apportée par un lieu qui réserve un budget de 15 ou 17.000 € rendant possible la création. De plus, les listes des coproducteurs plus longues que les textes de présentation dans certains documents de communication rendent peu lisible/crédible notre secteur…
Nous avons ainsi décidé d’écarter à partir de 2007 l’usage du mot coproduction ; certains d’entre nous ont rappelé les difficultés d’ordre juridique, fiscale et que notre pratique ne nous situait pas véritablement dans le cadre contractuel de la coproduction stricto sensu.
En revanche nous avons - provisoirement car dans l’attente du point de vue des compagnies - retenu deux situations :
1. les aides à la création : dénomination réservée aux apports financiers déterminants (c’est dans cette situation que nous aurions utilisé jusqu’ici le terme de coproduction) lorsque le budget apporté est au moins égal à 10% du montage financier de la création considéré strictement (cad du budget nécessaire à l’écriture, réalisation, montage, répétition, masse salariale, matériel technique spécifique à la création…, pris dans l’absolu hors frais de résidence, déplacements et diffusions envisagées).
2. les résidences et les soutiens au projet : dénomination réservées à toutes les autres aides qui rendent possible, facilitent la réalisation du projet. Nous retrouvons ici les aides en nature, les avances de trésorerie et les accueils en résidences.
Si, déjà entre nous, ces appellations sont claires, sans ambiguïté, nous pourrons avoir une position commune des CNAR en direction des compagnies, ce qui leur facilitera grandement les choses… toujours gênées dans la rédaction de la liste de leurs partenaires …
Ces appellations seront proposées à un panel de compagnies lors d’une prochaine réunion technique du « réseau CNAR » fixée au lundi 13 novembre au Moulin Fondu de Noisy Le Sec.
12/09/06
CREATION, PRODUCTION, DIFFUSION # 3
Coordonné par Fleur Lefèvre et Pascal Dores
Mercredi 6 septembre, HorsLesMurs
Réunion 3/3
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Présents : Palmira Picon Archier, Quelques p’Arts… le SOAR - Jérôme Bouvet, 2 rien Merci - Amédée Renoux, Le Pluc - Pierre Boisson, Le Pluc / Thé à la Rue - Marik Wagner, 2 rien Merci - Gérard Bono, Scène nationale d’Aubusson - Stefan Bonnard, KompleXKapharnaüM - Mathieu Maisonneuve, L’Usine - Stéphane Simonin, HorsLesMurs - Fleur Lefèvre, Zigoto Productions - Pascal Dores, Métalovoice - Isabelle Drubigny, Temps des arts de la rue / HLM
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Rappel des objectifs de la commission et des conclusions des dernières séances
Dès la 1ère séance de travail, il est apparu nécessaire de réfléchir à d’autres formes de diffusion venant compléter les dispositifs proposés jusqu’alors car les démarches sont multiples et nécessitent une diffusion appropriée.
Propositions formulées :
- Le soutien à la mutualisation et à l’émergence
- Une labellisation d’autres lieux (en plus des CNAR) ?
- Des « résidences partagées » (un ONPA, Office national de production artistique)
- Quels nouveaux espaces de diffusion ?
- L’implantation territoriale
- La création
Il a été proposé lors de la 2ème séance
- De compléter le dispositif CNAR
Les complémentarités sont à trouver, sur le plan régional, entre les CNAR et les autres lieux.
Il s’agit donc de
- Définir les missions et les compétences de chacun, et trouver les dénominateurs communs.
Il est préconisé de faire un repérage de processus (parler de porteurs de projets), sur tout le territoire et par rapport au territoire (absence de CNAR dans certaines régions).
Pour cette 3ème séance, il s’agit
- De rappeler des propositions et conclusions des précédentes réunions
- Retenir les points forts et les affiner
- Echafauder une liste de préconisations à soumettre
- Proposer de nouvelles pistes
Tour de table des représentants de lieux présents
• Le PLUC / Cie Thé à la Rue - Pierre Boisson et Amédée Renoux
Un premier lieu se situait dans le nord du Maine et Loire puis, depuis 3 ans, la cie a investi un autre espace, plus grand, dans la Sarthe (retour dans le 1er lieu prévu dans un an, l’activité de la cie n’a pas été stoppé pour autant). L’équipe compte 7 personnes dont 2 salariés (contrats aidés). Les rapports entre la cie et les habitants sont bons ; ils le sont moins avec les élus. Le financement est local (commune et communauté de communes).
Son objectif est de mener une action sur le territoire plus que d’accueillir en résidence des cies. Le Pluc travaille avec plus de 10 villages situés autour de la ville d’implantation.
Une quinzaine de résidences de courtes durée (de 1 semaine à 15 jours, ce qui répond au souhait de la plupart des cies) sont toutefois proposées. La cie a la volonté d’être très réactive. Les résidences peuvent être obtenues rapidement par les cies, locales le plus souvent, qui les sollicitent (ce qui semble plus difficile avec les CNAR). Il s’agit de l’accueil de cies et d’aides à la recherche (mise en lien des acteurs sur le territoire). Les résidences représentent un coût de 1300€ pour Thé à la Rue en fluides. Aussi, en « échange », la cie en résidence donne une représentation suivit d’un échange avec les habitants, les Causeries. Un travail de diffusion est donc réalisé, via ces sorties de chantier réalisés devant la population locale. Le Pluc ne propose donc pas d’événement repérable.
Pour Jérôme Bouvet, ces résidences permettent aux petites cies, celles qui sont encore fragiles, de rôder leur spectacle avant de les présenter lors des grands festivals.
• L’Usine – Mathieu Maisonneuve
C’était à l’origine un rassemblement informel d’artistes (dont Delarozière et Phéraille), à Blagnac. En 1994, ils s’installent à Tournefeuille. Jusqu’en 2002, les élus ne reconnaissent pas vraiment le lieu. La structure traverse une crise financière puis la Ville et la DRAC, grâce au Phun, acceptent de signer en 2002 une 1ère convention de fonctionnement (nouvelle convention signée en 2006). Les structures internes deviennent autonomes, des formations sont mises en place, l’accompagnement des cies et le prêt de la salle sont possibles. L’Usine permet donc la coproduction, l’accueil des cies, la transmission de savoir-faire (sur la technique, la scénographie…), la diffusion, et est un pôle de ressources sur la région.
Cependant, les locaux sont devenus vétustes et limitent les possibilités de fabrication d’un spectacle (Royal de Luxe a dû construire son éléphant à Nantes) et l’action de diffusion. L’Usine déménagera dans un nouveau lieu (début des travaux en février 2008).
L’accueil en résidence (c-à-d l’hébergement, les repas, une partie de la construction, la coproduction) est proposé pour des créations ou des constructions et des sorties d’usine sont réservées aux professionnels (ce qui différencie l’Usine du PLUC). Ces sorties ont pour but de provoquer un effet levier, provoquer la diffusion.
C’est une grosse machine qui permet moins la réactivité. Les délais pour les résidences sont plus grands (moins pour les prêts de salle) car les créations nécessitent des montages financiers lourds.
L’Usine ne propose pas de programmation, mais travaille avec des structures de diffusion en région (Pronomade(s), Ramonville…). Il manque à L’Usine une écriture artistique globale, commune aux structures qui l’habitent. Elle souhaite fonctionner en complémentarité avec les CNAR.
• Scène nationale d’Aubusson - Gérard Bono
Une scène nationale fonctionne en saisons (septembre à juin), ce qui permet une réactivité relative (au Havre, des programmes trimestriels ont été instaurés, en réponse aux demandes du public, qui permettent plus de souplesse). A Aubusson, il y a la volonté de l’aménagement du temps, d’espaces, des finances. Ceci permet la mise en place de projets imprévus.
La notion de recherche est importante dans le travail en résidence. L’accueil doit mener à une confrontation avec le public. Il faut laisser le temps au processus de création. Et le processus ne doit être arrêté à aucun moment. C’est un engagement à prendre par le lieu envers la cie accueillie depuis la phase de création à celle de la diffusion.
Les résidences
Quelles sont les besoins, et donc les demandes, des cies ?
- l’accueil en résidence et sa prise en charge
- la rémunération du travail en résidence : c’est une obligation (ex. l’Usine a été contrôlée 5 fois en 1 an)
La résidence doit permettre l’expérimentation par rapport à un territoire pour le porteur de projets. Et moins une expérience artistique pour la cie accueillie.
Un réseau de lieux
L’une des conséquences de l’institutionnalisation des lieux, leur labellisation par exemple, est le resserrement des contrôles des droits du travail.
Un réseau de structures implique la mise en place d’un cahier des charges. Celui-ci devra rester le plus ouvert et souple possible.
Pour Stéphane Simonin, il est préférable de ne pas labelliser des lieux mais d’indiquer ceux qui sont capables de répondre aux besoins des cies. Les critères des lieux qui feront partie du réseau devront être durables et souples.
Stéfan Bonnard souligne l’importance des spécificités de chaque lieu. L’aspect éclectique des lieux est une caractéristique des arts de la rue.
Pascal Dores rappelle qu’il est plus juste de parler de porteurs de projets (avec ou sans lieu) plutôt que de lieux tout en prenant grade aux incompatibilités juridiques.
Un réseau de structures soutenu par un ONPA (Office national de production artistique)
Ce réseau est à imaginer sur la base d’un schéma territorial complémentaire aux CNAR, notamment.
Un certain nombre de structures se fédéreraient autour d’un projet d’accompagnement sur un territoire (local ? national ?). Le projet domine plus que le lieu.
Le réseau permettrait la répartition des moyens et se baserait sur les notions de solidarité, de compagnonnage. Cet ensemble permettrait la recherche, le conseil, la création, la construction, les répétitions, la mise en situation concrète (faire face au public), d’affiner les demandes/besoins (fiches techniques)… afin que les cies puissent présenter un travail rôdé, en saison, avant premières diffusions sur les festivals. La saison : structures généralistes, structures rue, sorties de chantier ONPA durant toute l’année.
Le réseau pourrait être composé de structures généralistes, de CNAR, de lieux partagés, de lieux de cies… Ils permettront la diffusion sur le territoire d’une création aboutie. La même structure peut aider à différents moments.
Par ailleurs, une aide à la série (cf. aides aux tournées dans le domaine de la musique) pourrait ensuite compléter cette chaîne d’accompagnement et l’action de l’ONPA. Cette aide pourrait permettre des tournées plus logiques, donc plus économiques.
Conclusions
La notion de rodage, d’aboutissement du travail des cies accueillies par ces lieux, apparaît essentielle.
Le réseau de structure est une chaîne d’accompagnement. L’ONPA intervient sur cette chaîne.
Ce n’est donc pas repérer ou désigner des lieux, mais instaurer des critères qui permettront à des porteurs de projets d’être accompagnés par l’ONPA.
Le dénominateur commun des structures est l’action territoriale.
L’ONPA agirait en direction de cies -et non de lieux- émergentes sur des projets inscrits sur le territoire.
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Concernant notre dernière rencontre pour le Temps des Arts de la Rue et au regard des conclusions des 2 premières rencontres, ce troisième temps de parole doit se concentrer davantage sur les préconisations à prendre et à soumettre au comité national de pilotage du Temps des Arts de la Rue ainsi qu’à la DMDTS.
Pour se faire, il serait bon de relire les deux rapports de réunion rédigés par Isabelle DRUBIGNY et de se servir de ces écrits pour continuer à préciser les directions que nous allons prendre et proposer.
Proposition de l’ordre du jour de la réunion du 6 septembre 2006 à HLM
de 14h00 à 17h00 :
• Rappels des propositions et conclusions des précédentes réunions
• Retenir les points forts et les affiner
• Echafauder une liste de préconisations à soumettre
• Proposer de nouvelles pistes
30/08/06
Contribution de Stéphane Simonin, 28/06/06
2007 : un temps fort pour le temps des arts de la rue
Propositions
Point sur la situation
Les discussions du dernier comité de pilotage ont montré la difficulté de définir une stratégie pour la communication « grand public » du temps des arts de la rue. Nous sommes en effet placés devant une contradiction difficile à résoudre. Jusqu’à présent, les moyens se sont légitimement portés sur les mesures structurelles et pérennes et non sur l’événementiel ou les opérations de communication. Seul l’événement fédérateur devait créer une accroche pour la communication grand public mais celui-ci semble aujourd’hui compromis. Pourtant, tout le monde continue d’attendre du temps des arts de la rue qu’il soit l’occasion d’une forte visibilité pour ces formes artistiques. Il serait illusoire de penser que cette médiatisation puisse être obtenue par la simple production de documents ou supports de communication. Pour donner une dimension grand public au temps des arts de la rue, il nous faut inventer un moyen de créer l’événement en mobilisant les acteurs professionnels du secteur.
Créer l’événement
Pour faire événement, le plus simple consiste à s’appuyer sur les festivals qui restent une vitrine et un moment de forte visibilité pour les arts de la rue. Je propose de créer un lien exceptionnel entre les principaux festivals de l’été 2007 pour en faire un moment fort de communication pour les arts de la rue. Le fait que plusieurs festivals se coordonnent à l’occasion du temps des arts de la rue autour d’un scénario commun produirait en soi un événement qui permettra une couverture exceptionnelle et globale de la part des médias. Cette solution permettrait à la fois de valoriser au niveau national les festivals qui participeront à l’opération et de créer un coup de projecteur sur les arts de la rue durant l’été 2007.
Calendrier
Lors du dernier comité de pilotage, le choix du moment pour un temps fort a longuement été discuté mais n'a pas été arrêté. L’été 2007 (de juin à septembre) me semble être la période la plus pertinente et ceci pour plusieurs raisons :
- il s’agit de la dernière année du programme, ce qui permettra de communiquer sur son bilan et de conclure sur le moment fort ;
- cela laisse une année pour concevoir, préparer et communiquer sur cet événement final, un délai nécessaire pour travailler dans de bonnes conditions ;
- elle succède de quelques mois les présidentielles. Quelque soit le nouveau ministre, celui-ci devra reprendre à son compte ce coup de projecteur sur les arts de la rue et se positionner pour les années suivantes par rapport à ce secteur artistique.
Propositions
C’est évidemment aux responsables de festivals, en lien avec le groupe de travail "Evénement fédérateur", de définir ensemble la forme que pourrait prendre un événement commun, mais quelques propositions peuvent être avancées :
- Le répertoire des arts de la rue : identifier 10 à 15 spectacles qui ont marqué l’histoire et les esthétiques des arts de la rue et les retrouver tout au long de l’été, chaque festival intégrant un de ces spectacles dans sa programmation. Nous pourrions ainsi mettre en valeur l’histoire des arts de la rue, sa qualité et sa richesse artistiques et montrer la maturité d’une forme qui commence à créer son propre répertoire.
- Un thème pour l’été 2007 : les festivals pourraient également s’entendre pour colorer leur programmations d’une thématique commune. Celle-ci pourrait concerner, comme cela a été proposé dans le groupe international, l’accueil d’un continent ou d’un coin du monde qui serait mis à l’honneur dans le cadre des programmations. En choisissant les pays de l’est, l’été 2007 pourrait rentrer en résonance avec le programme de l’AFAA en faveur des arts de la rue qui se prépare pour 2007 et/ou 2008.
- Un manifeste pour l'art dans l'espace public : l'idée serait de porter un message commun tout au long des festivals de l'été pour défendre la place de l'art dans l'espace public. Chaque manifestation lancerait une grande pétition auprès du public, en mettant à contribution l'ensemble des artistes programmés. En ouverture de chaque festival, une cérémonie pourrait lancer le coup d'envoi de la pétition, libre à chacun d'imaginer sa mise en scène. En s'appuyant sur la force des arts de la rue (le nombre et l'enthousiasme de son public), des milliers de signatures pourraient être recueillies qui ne devraient pas laisser indifférents élus locaux et nationaux...
Le manifeste
Si l'idée du manifeste est retenue (elle peut d'ailleurs s’ajouter à une autre proposition), celui-ci pourrait être présenté à la presse avant le début des festivals de l'été, et largement diffusé. Il s'agirait d'un texte court et poétique, destiné à affirmer l'importance de préserver un espace public libre, citoyen, gratuit, ouvert à l'expression des artistes.
Pour donner plus de poids "politique" à cette démarche, nous pourrions recueillir des signatures « symboliques » avant la conférence de presse. Je propose de solliciter les élus de tout bord politique, au premier rang desquels les maires de villes. Tous ceux qui organisent un festival dans leur commune et à fortiori, ceux qui ont développé une véritable politique en faveur des arts de la rue, devraient accepter de signer ce texte. En réunissant des signatures de grandes villes, de villes moyennes, de petites communes, de conseil régionaux et généraux, nous ferions la démonstration du soutien politique à la création dans l'espace public.
D'autres signatures pourraient s'ajouter à celle des élus afin de donner une dimension "intellectuelle" à ce manifeste. Je pense à des personnalités du milieu culturel et universitaire : artistes de renom issus des arts de la scène ou des arts plastiques, architectes, directeurs d'institutions ou de structures culturelles, chercheurs...
L'idée de ce manifeste est de profiter du temps des arts de la rue pour interpeller la société sur une question de fond, au delà de la défense d'un secteur professionnel. En choisissant de faire porter cette parole par les principaux partenaires des arts de la rue, élus locaux, public et population, l'impact sera plus fort et le message mieux entendu. La dynamique ainsi créée devrait appeler à une meilleure prise en compte par les politiques culturelles des démarches artistiques dans l'espace public...
Stéphane Simonin – 28/06/06
Contribution de Philippe Saunier-Borrell, 5/09/06
Propositions d’ultimes mesures fortes pour marquer la 3ème année du Temps des arts de la rue…
Attention, nous voilà déjà à l’automne, période où les orientations techniques, financières et politiques « remontent », où des choix sont validés déterminant les priorités de l’année suivante. Il y a donc urgence que nous fassions quelques propositions fortes pour compléter la structuration professionnelle, ainsi engagée depuis 2005, de notre secteur de création.
Nous avons tous bien conscience de l’importance des priorités retenues sur cette 3ème année du Temps des arts de la rue, car elles viendront parachever le cadre général dans lequel nos métiers s’exerceront pour les dix ans à venir.
C’est pourquoi je détaille ci-dessous 5 mesures complémentaires 2007 pouvant poser quelques actes forts, nécessaires à un meilleur accompagnement des arts de la rue en France. Ces propositions viendront compléter celles d’autres membres du Comité de pilotage ayant réfléchi sur d’autres thématiques telles que les aides à l’écriture, la dimension européenne, la formation…
1) Un réseau de neuf lieux, rassemblant les Centres nationaux des arts de la rue désignés par le Ministre de la Culture en 2005, a ainsi été constitué sur des missions précisées dans un texte cadre en 2006. Chaque CNAR a été doté de mesures nouvelles et reconductibles en 2005 et 2006 pour notamment mener a bien l’une de ses missions principales : l’aide à la création.
•••• 2 premières mesures 2007 :
- Une montée en puissance progressive avait été discutée, dès 2005, afin que les CNAR aient les capacités financières véritables d’aider à la création un certain nombre de projets de compagnies. Ainsi un dernier palier de mesures nouvelles (de l’ordre de 50.000 € en 2007) reste nécessaire et devrait être retenu pour chacun de ces lieux sur cette troisième année.
- La réalité du travail engagé et le rôle d’impulsion territoriale mené sur leur région d’implantation permettraient de penser que deux autres lieux : l’Apsoar et le Boulon de Vieux Condé pourraient être rattachés au réseau des CNAR dès 2007. Outre la reconnaissance des projets menés par ces équipes professionnelles, cela aurait l’intérêt d’un meilleur équilibrage géographique de la présence des CNAR, au niveau national et d’un apport de moyens d’accompagnement complémentaires pour la création en Rhône Alpes pour l’une et Nord Pas de Calais pour l’autre.
2) D’autres lieux de fabrique en région et lieux de création partagée existent sur le territoire national et mènent des projets totalement complémentaires aux missions attendues des CNAR. Véritables lieux d’invention, de création, de ressource, de transmission de savoir faire, totalement liés à l’histoire de ce secteur des arts de la rue, certains d’entre eux ont bénéficié en 2006 de premières aides structurelles.
•••• 3ème mesure 2007 : Dans le cadre d’un soutien croisé Etat/région, un accompagnement de ces lieux pourrait être retenu, en 2007, en raison de la dynamique proposée et le soutien matériel et technique qu’ils apportent à nombre de compagnie Rue/Cirque/Scène (20.000 €/Etat + 20.000 €/Région). Il serait opportun qu’avec les CNAR situés sur les mêmes territoires régionaux, des conventions de complémentarités soient réfléchies, inventées fortes des légitimités, différences et parcours de chacune de ces équipes.
3) Concernant la diffusion, si des propositions concrètes ont été avancées par le groupe de travail chargé de cette question, reconnaissons que peu de mesures nouvelles ont été réservées pour l’instant à cette dimension essentielle de notre secteur.
En 2005, l’ONDA a vu sa dotation augmenter pour soutenir la diffusion des arts de la rue auprès des scènes généralistes ou pour les actions de diffusion territoriale.
Cependant la principale suggestion issue des discussions avec les professionnels rencontrés concernait une des particularités fortes des arts de la rue de ces dernières années : les résidences de diffusion (même si l’appellation est devenue caduque suite à la circulaire de M. Ponsard sur les résidences…).
Rappelons qu’un certain nombre de propositions importantes de notre secteur demandent, pour chacune de leur programmation, un temps de réadaptation, de réajustement pour se confronter et se conforter du lieu de la diffusion dans toutes ses dimensions sociales, culturelles, physiques, architecturales… Si ces temps de travail préalables à la diffusion peuvent être assez longs et coûteux, ils demeurent indispensables pour le sens même de la proposition invitée.
Sur ces dernières années, certaines des créations de KompleXKapharnaüm, Ici même, l’Arpenteur, KMK, Delices Dada, Deuxième groupe d’intervention, Opéra Pagaï, Décor sonore, la Zouze… auraient nécessité un type de soutien particulier pour favoriser leur diffusion.
•••• 4ème mesure 2007 : Pour rendre possible l’accueil de ce type de propositions qui participent fortement à l’évolution du secteur, je suggère qu’un budget de 300.000 € soit attribué à l’ONDA (complétant les 100.000 € actuels de garanties arts de la rue) avec l’obligation de réserver ces mesures nouvelles exclusivement à ces résidences de diffusion. La garantie financière de l’ONDA serait calculée sur le coût cumulé de la résidence de réadaptation et de la diffusion à proprement parler.
4) La question de la diffusion territoriale des arts de la rue, en région, hors temps et rythme des festivals et en complément à ces derniers, a été au centre de nombreuses discussions et rencontres au cours de 2005 et 2006. Des premières aides ont été apportées à des lieux s’engageant à mettre en place les bases d’une saison des arts de la rue ou soutenant des commandes d’écriture spécifiques jouant avec l’imaginaire d’un territoire.
Au niveau de certaines régions, et en discussion avec elles, des premiers repérages et collaborations facilitant une diffusion non événementielle des arts de la rue commencent à s’organiser. Des scènes généralistes, des lieux identifiés arts de la rue, des villes… ont pu se rassembler pour dessiner les bases d’un Réseau régional des arts de la rue, en bénéficiant de premières mesures des collectivités régionales.
•••• 5ème mesure 2007 : Un soutien à ces réseaux régionaux devrait être retenu dès 2007 facilitant la diffusion, la coordination et la communication de ces actions territoriales. Dans le cadre d’une politique commune Etat/Région d’accompagnement des arts de la rue, des aides directes aux structures s’engageant avec détermination dans ce travail de diffusion et de proximité pourraient être envisagées (15.000 €/Etat + 15.000 €/Région).
Il s’agit de la seconde référence à des aides concertées Etat/Région. Sans nul doute le travail d’information, sensibilisation, rencontres mené en 2005 et 2006, sur un certain nombre de régions, pourrait permettre d’envisager la contractualisation d’objectifs Etat/Région dotée de budgets spécifiques (notamment sur les CNAR lorsque ce n’est pas déjà le cas, les lieux de fabrique et les réseaux de diffusion).
Lors de la rencontre professionnelle des arts de la rue, envisagée pour l’automne 2007 avec le Conseil régional Midi-Pyrénées, un atelier spécifique pourrait œuvrer et être source de propositions concrètes.
5) Quant à l’événement fédérateur... je ne peux que vous renvoyer à ma précédente contribution « des réactions à vif qui s’enchaînent… », de fin juin dernier, et ce n’est pas la Grande Armada de Chalon qui aura pu modifier mes craintes sur notre capacité à créer un proposition belle, forte, à la dimension d’une ville sans budget conséquent.
Je continue à privilégier la proposition « d’événements fédérés », à l’échelle du territoire national (le même jour, à la même heure, partout en France…) à celle de « l’événement fédérateur », forcément réducteur et ne reflétant pas la multiplicité des formes, la diversité des rapports au public, la variété des lieux, écritures et possibles.
Dans l’attente d’une réunion du Comité restreint (avant fin septembre) et du prochain Comité national de pilotage d’octobre,
Sentiments cordiaux,
philippe SAUNIER-BORRELL
Pronomade(s) en Haute-Garonne.
Contribution de Philippe Saunier-Borrell, 5/06/06
Des réactions à vif qui s’enchaînent,
Suite à la première note de Stéphane Simonin et aux réactions de Jean Marie Songy,
quelques commentaires et propositions…
La question de « l’événement fédérateur » ou d’une « nécessaire médiatisation » qui ressort régulièrement est en soi très significative de notre secteur.
Les représentants du Ministère de la Culture ont toujours eu l’intelligence de ne jamais demander que nous « fassions événement ». Ils laissent aux professionnels de la profession le soin d’anticiper leurs désirs supposés…
La demande et la nécessité d’un telle « communication » existent-elles vraiment ? Avait-on attendu un retour « sur image » du milieu de la danse contemporaine lorsque les centres nationaux chorégraphiques avaient été institués ?
Chacun répète depuis un an et demi que « le Temps des arts de la rue » a été pensé et mis en place pour une structuration nécessaire des arts de la rue permettant un meilleur accompagnement de la production, de la diffusion, de l’inscription territoriale, l’émergence de jeunes auteurs et compagnies, la consolidation d’équipes reconnues, l’ouverture de nouvelles pistes ou de brèches par des commandes d’écriture, la création d’une collection spécifique à ce secteur …
Ne peut-on pas laisser du temps au « Temps… des arts de la rue » pour observer les effets de cette structuration, ceux des moyens apportés sur les CNAR, les ouvertures attendues pour une diffusion autre de ces créations, les conséquences d’un meilleur accompagnement d’un certain nombre de lieux de compagnies et lieux de fabrique, le conventionnement de compagnies…
« Le Temps des arts de la rue » n’est-il pas simplement celui qui réunit, enfin, les conditions d’un accompagnement financier et structurel pour les projets, écritures ou aventures artistiques qui interrogent autrement le rapport aux spectateurs et aux territoires ? Si telle était bien l’ambition que nous nous donnions collectivement, alors nous pouvons constater un début d’évolution du contexte même si, pour la troisième et dernière année de ce TAR, un signe fort et déterminé -au moins au niveau de celui de 2005- est attendu du Ministère de la Culture par toute la profession attentive…
Ce préalable étant précisé, si on s’ajoute, à cet objectif principal, une mission de « communication par un événementiel national », alors là… on place le curseur ailleurs, posant autrement le débat…
Voulons-nous vraiment confirmer l’idée, souvent partagée par ceux qui regardent avec condescendance les arts de la rue, que « la culture dans l’espace public » rime quasi exclusivement avec « événements urbains » tels que les Nuits blanches, le Marathon des mots, les Fêtes des lumières, l’Estuaire… comme le démontre en 3 pages un récent article de la « Scène » (juin 06).
Si cela est le cas, cette position devrait être affirmée clairement en Comité national de pilotage afin d’exiger un budget complémentaire (en plus des 2 millions d’euros que nous espérons retrouver en 2007, dans le cadre de la dernière phase de mesures nouvelles). Cette nouvelle orientation nous obligerait à nous placer, comme le dit très justement Jean Marie Songy, « dans un cadre très argenté du type Grande célébration du Bicentenaire de la Révolution française ou du passage à un nouveau siècle... » si nous ne voulons pas assister honteux à quelques pétards mouillés nous ridiculisant à tout jamais…
De plus, et cela risque d’apparaître paradoxal pour certains, je crains que les compagnies des arts de la rue qui sauraient répondre à de tels événementiels soient aujourd’hui peu nombreuses…
Ce qui fait la particularité et la force de propositions des arts de la rue en France, en 2006, ne se trouve pas exclusivement dans cette capacité à écrire des manifestations gigantesques, spectaculaires, visibles par plusieurs centaines ou milliers de personnes réunies. Certes des Oposito, Transe Express, Jo Bithume, Royal de Luxe ou Générik Vapeur, notamment, seraient répondre avec invention, détournement, poésie, impertinence et provocation à une telle commande…
Quelle que soit la réponse qu’ils sauraient apporter à cette demande d’un « événement fédérateur », l’image avancée à la presse nationale, aux institutions publiques, aux professionnels du spectacle vivant et aux publics risque d’être cependant très réductrice, déformée au regard des réalités et variétés des écritures des arts de la rue. En effet des propositions s’adressant à la ville entière (la fameuse Scène à 360 °) restent des exceptions, parfois fort belles développant les pages d’un imaginaire populaire et collectif. Cependant l’évolution que nous avons suivie et accompagnée fait que, dans leur grande majorité, les compagnies de ce secteur privilégient un rapport intimiste, de proximité avec les spectateurs et des confrontations autres à des lieux multiples ouverts, passants, publics, privés…
Alors, si nous devions vraiment en 2007 avoir une « fenêtre de visibilité » sur les arts de la rue en France, elle devrait refléter cette diversité, multiplicité, complexité, complicité de toutes ces écritures.
Ce n’est pas « UN » événement fédérateur, mais « DES événements fédérés » proposés au même instant…
Imaginons qu’au même moment, à la même heure, partout en France, des centaines de spectacles ou autres formes des arts de la rue aient lieu repris par la presse nationale, régionale, locale, les stations en région de France 3, les télés nationales et européennes, dans les petites villes et les grandes agglomérations,
Imaginons que nous décidions de donner rendez-vous partout en France avec les lieux de fabriques, les compagnies, les Centres nationaux, les festivals de rue, les théâtres déjà partenaires de notre secteur… à l’heure du lever du soleil, pour commencer avec les habitants des villes, les spectateurs des arts de la rue « un nouveau jour » pour notre secteur (suite à ces 3 années de structuration) !
Le message serait simple, évident à communiquer et facilement repris par les médias !
Bien évidemment, cette contre proposition n’a pas pour but de faire des économies et la remarque préalable indiquant la nécessité de réserver un budget complémentaire important pour cet acte de dimension national reste d’actualité ! Nous ne pourrions pas demander à des compagnies professionnelles de jouer par militantisme…
Avec cette proposition nous aurions l’avantage d’irriguer l’ensemble du territoire national, avec un très grand nombre de compagnies pouvant montrer ce qu’elles sont aujourd’hui, dans leurs diversités, dans un juste rapport aux habitants et territoires de diffusion, sur des créations 2005, 2006 et 2007 ! En effet pour montrer la vitalité du secteur et les premiers effets du TAR, il me semblerait plus judicieux de montrer les dernières créations que le « répertoire » de notre petite histoire (20 à 25 ans…seulement).
philippe SAUNIER-BORRELL.
05 juin 2006
Contribution de Jean-Marie Songy, 3/07/06
Réactions à vif:
Encore une fois nous sommes gentiment conseillés, orientés vers une proposition de rattrapage suite à des constats d'incapacité à édifier une manifestation d'envergure nationale consacrant les "arts" de la rue.
Nous ne sommes visiblement pas faits pour cela?
Les idées, les volontés et les moyens de faire de ce temps des arts de la rue un support artistique, culturel et médiatique ne sont pas au rendez vous.
Pourquoi?
Les réponses sont très difficiles à exprimer sans froisser tous ceux qui ont œuvré depuis deux ans à tenter de mettre en exergue notre secteur du spectacle vivant.
Je pense pourtant qu'une des raisons à cet échec vient de nos racines "rebelles" par attitude. Mal évaluées par les institutions et par nous même, elles nous titillent et mettent en évidence une certaine dichotomie dans nos relations à nos institutions, une schizophrénie...entre être subventionner directement ou indirectement et garder une certaine indépendance éthique de notre attitude de libre expression dans l'espace public.
Il vient en sous main les questions des financements de ce type d'institutionnalisation de notre secteur et toutes ces conséquences d'être ou ne pas être subventionné et par là de se positionner de plus en plus comme un secteur marchand qui ne se bouge que si il y a contrat.
La grande fête nouvelle des arts de la rue ne pourrait avoir lieu que dans un cadre très argenté du type grande célébration du bi centenaire ou du passage à un nouveau siècle...mais évidemment les arts de la rue ne sont de cet acabit, ils sont finalement insaisissables, impayables et c'est pas si mal.
Maintenant s'appuyer sur les festivals pour faire remarquer que les arts de la rue existent bien en France me semble tout à fait ridicule et peut-être mal venu au regard des orientations du ministère de la Culture qui prône la déconcentration et la saisonnalité des programmations...
Sur le fait d'une thématique nationale sur les esquimaux qui font du théâtre de rue je suis preneur...
Si il devait y avoir une collaboration entre les festivals de l'été 2007 elles devrait se faire autour des artistes et de leurs nouvelles créations, commandes? D'où la question principale des moyens d'aide à la création pour les compagnies à échéance 2007?
Une collaboration entre les festivals ne se fera pas sur l'idée du répertoire des arts de la rue! Assez de muséographie sur une aventure artistique qui est émergente, c'est ce qui a été signalé pour ce coup de pouce du "temps des arts de la rue".
Inventons de nouvelles œuvres, c'est notre métier, sans incitation à de nouvelles créations notre secteur artistique se moura bientôt asphyxié par la loi du marché et ses souhaits toujours plus consensuels.
Ainsi pour tenter d'être force de proposition et ne pas enterrer ce qu'une voix tente, j'insiste et demande que 2007 soit l'année des artistes et techniciens du spectacle de rue et que nous nous concentrions sur leurs créations en trouvant les moyens du risque.
La formulation de cette orientation peut se traduire par un slogan du style "place à la création de rue" ou autre chose dans le style.
Une campagne artistique d'envergure qui signifie que cet espace de la rue est un formidable espace de liberté (cela rejoint un peu l'idée de "manifeste" de S.Simonin) et que l'état français et la communauté européenne soutiennent cette démarche hautement politique et alors, accent serait mis sur les nouvelles œuvres des artistes de rue (créées
entre 2006 et 2007), cette années-là, "2007 la rue se la pète"! ou 2007 la rue en tête! Ou 2007 la rue ça se fête!.....
Bonnes vacances
Jean-marie Songy
3 juillet 2006
29/08/06
ECRIRE POUR LA RUE
Un nouveau dispositif expérimental d'accompagnement
des écritures originales pour l'espace public
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Date limite de dépôt des dossiers de demande :
mardi 5 septembre 2006
(notification des décisions d’attribution: début octobre 2006)
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Les demandes doivent impérativement parvenir à
la Direction de la musique, de la danse, du théâtre et des spectacles
Bureau de la diffusion et des lieux
53, rue Saint-Dominique
75007 Paris
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Préambule
Les arts de la rue ont développé des écritures dont la singularité se fonde sur plusieurs aspects:
_ la prise en compte du contexte où elles se réalisent, cette prise en compte participant au processus même de l'écriture
_ l'invention de nouveaux modes d'approche entre actes artistiques et spectateurs
_ l'interpellation d'autres disciplines et savoir-faire artistiques
La maturation d'une écriture pour l'espace public requiert pour ces raisons des temps et des conditions matérielles permettant une prise en compte de ces spécificités.
Ces besoins ne sont pas suffisamment pris en compte dans le processus de production des spectacles de rue. Sous la pression de la nécessité de diffuser le spectacle, le risque est que ces écritures perdent de leur force et de leur singularité.
« Ecrire pour la rue » est un nouveau dispositif expérimental d'aide institué, à titre expérimental, par le Ministère de la culture et de la communication en partenariat avec la SACD, qui souhaitent ainsi apporter des réponses à ce problème.
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Les finalités d'« Ecrire pour la rue » sont :
_ reconnaître la singularité des écritures artistiques de création pour l'espace public et les auteurs/concepteurs qui l'incarnent
_ accompagner par un soutien financier adapté les auteurs/concepteurs dans la phase d'élaboration des écritures
_ favoriser la prise en compte de telles démarches dans des lieux et avec des partenaires susceptibles de poursuivre l'accompagnement des projets dans leur aboutissement.
Le nouveau dispositif « Ecrire pour la rue » vise ainsi à améliorer la qualité des écritures pour l'espace public, impulser leur originalité et mieux structurer les méthodes d'élaboration.
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L’aide financière proposée dans le cadre de ce dispositif
Cette aide financière, qui vise ainsi à accompagner l'artiste/concepteur dans la phase de recherche et d'écriture précédant la création et la production de l'œuvre, diffère des dispositifs existant (à savoir les aides à la résidence d'artistes ou résidence de production attribuées par la direction de la musique, de la danse, du théâtre et des spectacles ainsi que les aides à la production dramatique octroyées par les DRAC), et ne peut être cumulée avec ceux-ci, la même année.
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L’aide « Ecrire pour la rue » permet plus particulièrement de soutenir financièrement :
_ la recherche documentaire préalable à la phase d'écriture
_ les déplacements nécessaires à la constitution de ce matériel documentaire, y compris les repérages sur les sites pressentis pour la réalisation du projet
_ les collaborations avec des personnes ressource de tout champ disciplinaire afin d'approfondir et d'enrichir le concept qui sous-tend l'écriture en cours
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Critères d'éligibilité
Peut solliciter une aide au titre de ce dispositif tout artiste (ou groupe d'artistes) pouvant justifier d'une expérience ou d'une contribution significative à l'écriture et au montage d'une oeuvre originale vivante pour l'espace public.
La démarche de l'artiste/concepteur doit être soutenue par une structure pouvant répondre aux besoins du projet d'écriture lui même (organismes de recherche, lieux d'accueil, production et/ou diffusion généralistes ou spécialisés dans les arts de la rue, etc...).
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Critères d'évaluation pour l’attribution de cette aide
Une attention particulière est portée :
_ aux écritures exprimant une réelle originalité en particulier dans son rapport à l'investissement de l'espace et la relation avec les publics,
_ à la nature et à l'implication effective d'autres artistes issus de différentes disciplines dans le processus d'écriture,
_ aux conditions de réalisation de cette phase recherche (partenariat, lieux d'accueil...).
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Constitution du dossier de demande.
Le dossier de demande pour une bourse « écrire pour la rue » comporte:
_ un curriculum vitae de l'artiste/concepteur porteur du projet d'écriture ;
_ une note d'intention explicitant la démarche artistique singulière globale dans laquelle s'inscrit la demande, et précisant la thématique, les enjeux lié à l'espace public et aux rapports avec les publics, ainsi que les grands axes de la (des) méthodes(s) de recherche employée(s) à cette fin ;
_ un descriptif des collaborations prévues (liste détaillées de personnes ressources mobilisées, CV les concernant, notes d'intention permettant d’apprécier leur implication dans le projet..) ;
_ éventuellement, l’engagement écrit des organismes, structures et tous lieux partenaires de la démarche ;
_ le calendrier et les différentes étapes de travail prévues, celles-ci doivent commencer dans l'année d'attribution de l'aide.
_ tout document ou support utile à la compréhension de la démarche (support audio, vidéo, imprimés, esquisses...)
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Examen des projets
Les projets sont étudiés et évalués par une commission composée d'artistes et de personnalités qualifiées nommées par la DMDTS et la SACD.
La commission exprime un avis favorable ou défavorable aux demandes de subvention qui lui ont été soumises. Le choix définitif, ainsi que le montant de l’aide est fixé par la DMDTS et la SACD.
Pour l'année 2006, la commission « Ecrire pour la rue » est composée de :
- François Delarozière, directeur artistique de la compagnie La Machine,
- Mark Etc, directeur artistique de la compagnie ici même,
- Anne-Laure Liégeois, directrice du centre dramatique national d'Auvergne, compagnie,
- Jean-Marie Songy, directeur artistique de Furies et du Festival international de théâtre de rue d'Aurillac,
- Florence Touchant, directrice-adjointe de l'école d'architecture de Paris-Villette.
Sont invités à assister aux travaux de la commission, avec voix consultative, des responsables d'organismes, tels que le Centre national des écritures du spectacle de la Chartreuse de Villeneuve les Avignon, la Caisse des dépôts et des consignations, HorsLesMurs, ainsi que d'autres établissements ou collectivités publiques particulièrement impliqués dans les arts en espace public.
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Montant de l’aide « Ecrire pour la rue »
Le montant maximum d'aide par projet est de 6 000 euros.
CREATION, PRODUCTION, DIFFUSION # 2
Coordonné par Fleur Lefèvre et Pascal Dores
Vendredi 21 juillet, Chalon-sur-Saône (Chalon dans la rue)
Réunion 2/3
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Présents : Palmira Picon Archier, APSOAR - Florence Cabot, La Grosse Entreprise - Pascale Canivet, Fédération des arts de la rue - Patrick Weiler, Komplex Kapharnaüm - Elise Robert-Loudette, Clowns sans frontières - Claude Morizur, Le Fourneau / CNAR - Philippe Saunier Borrell, Pronomade(s) / CNAR - Serge Calvier, Nil Admirari - Jérôme Bouvet, De rien merci - Jean-Marie Songy, Festival d’Aurillac - Pascal Rome, Opus - Fleur Lefèvre, Zigoto Productions - Pascal Dores, Métalovoice - Isabelle Drubigny, Temps des arts de la rue
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Rappel des objectifs
La première séance de travail (6 juin 2006) avait donné la parole aux cies et structures de production et de diffusion présentes sur les questions de création, de production et surtout de diffusion. Il était apparu nécessaire de réfléchir à d’autres formes de diffusion venant compléter les dispositifs proposés (« résidences de diffusion » proposées par le groupe « Diffusion » notamment, voir ci-après), car certaines démarches nécessitent une diffusion appropriée.
Quelques propositions avaient été formulées (voir ci-après) :
- Une aide au compagnonnage pour un accompagnement des lieux émergents,
- Une labellisation d’autres lieux (en plus des CNAR),
- Des « résidences partagées » (un ONPA, Office national de production artistique).
Cette commission devait également ouvrir le champ de la réflexion sur la diffusion à la création et à la production. Aussi, pour cette deuxième séance, il était proposé d’aborder (cf. ordre du jour ci-après) :
- Le soutien à la mutualisation et à l’émergence,
- La question des nouveaux espaces de diffusion,
- L’implantation territoriale et la création.
Comment, pour un lieu de cie, accompagner les projets d’artistes (ex Métalovoice) ? Aujourd’hui, est-il possible d’obtenir des moyens par l’Etat, alors que cette mission ne figure pas dans les conventions ?
Jean-Marie Songy se demande cependant si une équipe artistique doit se substituer à un lieu d’action culturelle. Ce sont les structures culturelles qui ont à obtenir les moyens auprès de la tutelle pour, éventuellement, travailler avec les cies.
Serge Clavier note que le TAR ne propose, pour l’instant, aucun dispositif d’aide à la cie (rien concernant l’emploi). Une aide à l’emploi fixe ?
Propositions
Compléter le dispositif CNAR
Il apparaît nécessaire de compléter le réseau des CNAR par un réseau de lieux de cies, afin de permettre le soutien d’autres cies. De plus, il est probable que certaines cies ne sollicitent pas les CNAR. Pourtant, elles sont parfois obligées de parcourir de longues distances jusqu’au lieu de résidence obtenu.
Les complémentarités sont à trouver, sur le plan régional, entre les CNAR et les autres lieux. Il s’agit donc de définir les missions et les compétences de chacun, et trouver les dénominateurs communs.
Et les CNAR ont à consolider les autres outils de production et de diffusion.
Un panorama des lieux/outils d’accompagnement
Aussi, une « carte » des lieux/outils, qui soutiennent les cies, serait à réaliser.
Cependant, selon Alain Taillard, il n’est pas souhaitable de focaliser sur les lieux. Ce sont les processus qui importent (il existe des impossibilités juridiques).
Pascale Canivet rappelle que, en effet, 2 des 9 CNAR ne sont pas des lieux (Pronomade(s) et l’Avant-scène).
Pour Jean-Marie Songy, les lieux sont principalement des outils de repérage pour l’Etat, les festivals, les collectivités locales et territoriales, en ce qui concerne la diffusion (on peut en effet se demander pourquoi certaines cies ne tournent pas. Il serait, à ce propos, intéressant d’aborder la notion d’évaluation et de critères de qualité). Le repérage d’un lieu par une collectivité territoriale se fait plus facilement quand le lieu est déjà repéré par l’Etat.
C’est à la collectivité locale de mettre à disposition des cies des outils de travail ; c’est l’action menée dans les lieux qui concerne l’Etat.
De plus, pour Philippe Saunier-Borrell, c’est par le travail et les liens tissés sur un territoire qu’un lieu devient lieu de diffusion, et non par autoproclamation. Les CNAR ont tous une longue histoire. Il est normal que l’argent de l’Etat soit distribué par évaluation du travail. Et l’Etat aide d’autant plus les lieux si le lien avec la collectivité locale est fort.
Conclusions
Il est donc préconisé de faire un repérage de lieux, de processus (parler de porteurs de projets), sur tout le territoire et par rapport au territoire (absence de CNAR dans certaines régions), pour donner une visibilité aux dénominateurs communs des lieux (visibilité qui n’est pas évidente pour le secteur lui-même). Pascal Dores souligne qu’il sera toutefois difficile de trouver des dénominateurs communs à partir de spécificités.
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À voir
Réseau des agences régionales (Ile-de-France, Poitou-Charentes, Languedoc-Roussillon…)
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Prochaine réunion
Mercredi 6 septembre (horaires et lieu à définir)
_________________________________________________________________________________________________________________________ Proposition ordre du jour pour la réunion du vendredi 21 juillet de 14h à 17h à Chalon
14/15h
Introduction et retour sur la dernière réunion
1 - Pour un développement (création, production, diffusion) partagé par les petites et moyennes structures, soutenir la mutualisation et l’émergence.
- Comment mettre en place des moyens nouveaux d'aide à la production pour des structures artistiques ou culturelles qui souhaitent soutenir un projet de création et de l’accompagner sur un territoire?
15/16h
2 - La question des nouveaux espaces de diffusion :
- De la pertinence de s'infiltrer dans les lieux de diffusion généraliste et de s'ouvrir à d'autres secteurs artistiques en termes de méthodologie.
- Comment soutenir les structures artistiques et culturelles (compagnies, festivals...) qui mettent en place et développent des plates-formes de diffusion pour les arts de la rue dans et en dehors de la période estivale.
16/17h
3 - Implantation territoriale et création:
- Comment soutenir l'implantation territoriale et la structuration des compagnies?
- Quelles aides à apporter aux lieux qu'elles habitent qui sont souvent dédiés à un travail de création ?
Conclusion
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Rappel des propositions de la séance 1/3 (6 juin 2006)
« Résidences partagées »
En termes de production, plus que de diffusion, il est envisagé la création de « résidences partagées », un parcours d’aide à l’accompagnement des cies par un réseau de lieux (petites et moyennes structures) en lien avec les CNAR, sur plusieurs régions. L’un accompagnerait la création, l’autre la diffusion, etc. Il pourrait s’agir d’un fonds national (un ONPA, Office national de production artistique ?), porté par la profession.
« Aides au compagnonnage »
En termes de diffusion, il est proposé des « aides au compagnonnage » pour les structures, qui seraient fléchées sur les cies émergentes.
« Labellisation de lieux »
Quels espaces de diffusion et comment en inventer de nouveaux ?
Il serait important d’indiquer d’autres lieux, qui ne sont pas forcément des lieux de diffusion, en plus des CNAR (qui sont des lieux et des espaces de diffusion). Une labellisation de certains lieux ? Cela représenterait un signe fort de l’Etat.
Les espaces de diffusion sont les territoires de la population. La recherche de nouveaux espaces implique la recherche des publics. Il s’agit d’avoir également un regard sur la ville, sur l’urbanisme. Il existe des endroits dans lesquels il faut s’infiltrer.
15/06/06
CRÉATION, PRODUCTION ET DIFFUSION # 1
Coordonné par Fleur Lefèvre et Pascal Dores
Mardi 6 juin, CND de Dijon
Réunion 1/3
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